Nantes : La police hausse le ton contre les livreurs de repas à scooter en zone piétonne

CIRCULATION De plus en plus de plaintes émanent de riverains et de commerçants nantais

Julie Urbach

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Un livreur Uber Eats en scooter
Un livreur Uber Eats en scooter — L. Marin / AFP
  • Dans les rues piétonnes de Nantes, il n’est pas rare de croiser un livreur à scooter.
  • Jeudi soir, la police a mené une opération de contrôle dans le quartier Bouffay.

« Prolifération des livreurs de repas en scooters dans les rues piétonnes (et sur les trottoirs et sur les pistes cyclables) du centre-ville. » «Place du Commerce (piétonne), les livreurs a scooter Deliveroo te klaxonnent pour passer sur les espaces (piétons)… Ça devient n’importe quoi » « Bonjour Uber Eats, comment expliquez-vous que plus de 80 % de vos livreurs en centre-ville de Nantes utilisent des scooters non électriques, bruyants et ne respectent aucune des règles de circulation en espace piétonnier ? »

Depuis quelques mois, ce genre de messages fleurit sur les réseaux sociaux. Et il suffit de se promener en centre-ville pour s’en rendre compte : même dans les petites rues pavées ou étroites, il n’est pas rare de croiser un livreur à scooter. Un phénomène qui a le don d’agacer les riverains mais aussi les commerçants. « Il va falloir mettre un peu d’ordre, estime Olivier Dardé, le président de l’association de commerçants Plein Centre. On en voit certains passer à 30 ou 40 km/h dans une rue où il y a des familles et des enfants. Depuis six mois environ, ça part dans tous les sens. On l’a vu aussi pendant le confinement. Ça devient franchement dangereux. »

Neuf verbalisations pour circulation sur aire piétonne

Ce jeudi, après avoir reçu plusieurs plaintes, la police a mené une opération de contrôle dans le secteur de Bouffay, entre 18h30 et 20h15. Résultat, sur 20 cyclomoteurs contrôlés, treize étaient en irrégularité. Parmi eux, neuf ont été verbalisés pour circulation sur aire piétonne, et ont écopé d’une contravention « de quatrième classe ». Un autre a été épinglé pour défaut d’assurance, et a vu son véhicule conduit en fourrière. Trois autres contraventions ont été éditées, pour « défaut de BSR », « absence de rétroviseur » et « partie saillante », indique la police.

Dans ces situations, les plateformes de livraison rapportent généralement formuler des rappels aux règles de civisme à leur flotte de livreurs, qui travaillent sous le régime d’auto-entrepreneur. Elles peuvent aussi recommander aux livreurs de privilégier le vélo, même si c'est à ces derniers que revient le choix du moyen de transport.«Nous mettons tout en oeuvre pour un partage harmonieux de la voie publique et rappelons très régulièrement aux livreurs les règles qu'ils doivent respecter en termes de stationnement et de respect des riverains afin de garantir la sécurité de tous», a répondu Uber Eats à 20 Minutes, samedi. L'entreprise Deliveroo n’a pas souhaité donner suite.