Nantes : Malgré le coronavirus, « la programmation du Voyage à Nantes va étonner », selon Jean Blaise

CULTURE Le directeur artistique a présenté l’édition 2020 ce mardi, qui a été reportée et reprogrammée du 8 août au 27 septembre en raison du coronavirus

David Phelippeau

— 

Le «Rideau» place Graslin de Stéphane Thidet.
Le «Rideau» place Graslin de Stéphane Thidet. — VAN
  • Le Voyage à Nantes n’aura pas lieu en juillet-août cette année en raison du coronavirus, mais du 8 août au 27 septembre.
  • Ce mardi, Jean Blaise, le directeur artistique, a présenté l’édition 2020 préparée dans des circonstances exceptionnelles.
  • « On a une offre belle et réjouissante qui va étonner », estime-t-il cependant.

« On a voulu montrer que l’art pouvait gagner… » Jean Blaise a beaucoup transpiré, mais il est fier. Ce mardi, le directeur artistique du Voyage à Nantes a présenté l’édition 2020. Organisé traditionnellement sur les deux mois de juillet et août, l’événement a été reporté en raison du coronavirus du 8 août au 27 septembre. « Cela a été compliqué car pour la première fois, on ne maîtrisait plus, on ne planifiait plus, raconte Jean Blaise. Il a fallu repousser des œuvres, en remplacer certaines et en reporter d’autres à l’année prochaine. On a adapté la programmation à la situation [une équipe de trois personnes a notamment travaillé sur les mesures sanitaires]. Malgré toutes ces difficultés, on a une offre belle et réjouissante qui va étonner. » Une ligne verte avec « un parcours allongé jusqu’au chantier de l’Esclain » cette année. En voici quelques temps forts.

« Rideau » place Graslin de Stéphane Thidet

C’est l’une des œuvres majeures de l’édition 2020. Stéphane Thidet, - l’artiste parisien le même qui avait pensé les loups dans les douves du château en 2009 – a imaginé une immense chute d’eau recouvrant la façade du théâtre Graslin. L’eau viendra frapper dans sa chute les marches du théâtre pour venir ruisseler dans un immense bassin. « L’écoulement de l’eau sera en continu, précise Jean Blaise. Il y aura toutefois un arrêt la nuit. Si les conditions sanitaires le permettent, on pourra traverser le rideau. »

Le «Rideau» place Graslin de Stéphane Thidet.
Le «Rideau» place Graslin de Stéphane Thidet. - VAN

« Les brutalistes » place Clémence-Lefeuvre sur l’île de Nantes de Martine Feipel et Jean Bechameil

Au niveau de la pointe est de l’île de Nantes, Feipel et Bechameil ont créé une sculpture, « une composition géométrique qui joue avec la verticalité du site et l’ordonnancement de son architecture contemporaine, précise le VAN. Avec des formes et des couleurs de la période moderne. »

«Les brutalistes» de Martine Feipel et Jean Bechameil.
«Les brutalistes» de Martine Feipel et Jean Bechameil. - VAN

« Fontaine » place Royale d’Elsa Sahal

« Il y aura aussi cette scupture un peu bizarre sur la place Royale… », avoue Jean Blaise. Elle devrait faire sourire car dans la fontaine de la place Royale, on y verra « une figure pissante ». Une sculpture de 3 mètres en « hommage aux figures de la féminité triomphante », selon le VAN.

«Fontaine» place Royale.
«Fontaine» place Royale. - VAN

« Nantes ici Nantes » à la gare de Mrzyk et Moriceau

Un dessin animé sera projeté de manière pérenne sur un large écran dans la mezzanine de la gare de Nantes (en octobre normalement). Son titre : « Nantes ici Nantes ». On y voit un personnage prenant différentes formes qui découvre le patrimoine matériel et immatériel de la ville. « L’occasion de montrer que Nantes ne fait pas sa communication comme les autres et c’est tant mieux », sourit Jean Blaise.

«Nantes ici Nantes» sur le parvis de la gare de Mrzyk et Moriceau.
«Nantes ici Nantes» sur le parvis de la gare de Mrzyk et Moriceau. - VAN

Et puis, il y aura aussi les événements dans l’événement avec les Tables nantaises le 25 septembre, la Nuit du Van le 26 septembre (en clôture exceptionnellement pour cette édition et si les mesures sanitaires le permettent) et le marché des producteurs le 27 septembre.