Aki kaurismäki, l'homme sans héros

cinéma Les films du réalisateur finlandais sont à l'affiche du Cinématographe - ©2008 20 minutes

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Il a été primé deux fois au festival de Cannes en 2002, avec le même long-métrage, L'Homme sans passé. En décembre, le Cinématographe diffuse dix des plus importants films d'Aki Kaurismäki. Un réalisateur qui, en trente ans de carrière, a imposé son regard singulier sur le cinéma.

Entre fatalisme et burlesque, ses personnages sont soudeurs ou éboueurs. On retrouve ces petites gens au tempérament placide dans les deux trilogies de Kaurismäki. La première a été réalisée sur la classe ouvrière : Shadows in paradise (19, 20 et 22 décembre à 21 h, 17 h et 20 h 30) et La Fille aux allumettes (le 13 à 17 h et les 14 et 20 à 19 h) en rendront compte. La seconde trilogie est consacrée aux perdants. Le Cinématographe diffuse Au loin s'en vont les nuages (les 10 et 12 à 18 h 30 et le 14 à 16 h 30), et L'Homme sans passé (le 4 à 18 h 30 et les 5 et 7 à 21 h). Seul manque à l'appel, Les Lumières du faubourg. Sur fond de no-man's land, à des époques non datées, Kaurismäki aime jouer avec les anachronismes et les situations décalées. Ainsi en est-il du loufoque Les Leningrad cow-boys rencontrent Moïse (les 7, 11 et 13 décembre à 14 h 30,18 h 30 et 21 h 30), où le plus mauvais groupe de rock rentre dans son village de Sibérie après des années de gloires et de déboires à Mexico. Clin d'oeil à la Nouvelle vague, Kaurismäki fait jouer Jean-Pierre Léaud, l'acteur fétiche de Truffaut, dans la comédie dramatique J'ai engagé un tueur (les 4 et 10 à 20 h 30, le 6 à 17 h et le 14 à 14 h) et La vie de Bohème (les 13 et 19 à 19 h et le 21 à 17 h). En avant-programme du premier, un court-métrage inédit, Harvest time, dépeint la fainéantise et l'alcoolisme d'un mari.