A Nantes et Saint-Nazaire, le blocage du port continue, la présidente de région s’alarme

SOCIAL L'opération « port mort » se poursuit à Nantes-Cheviré et Montoir-de-Bretagne

Frédéric Brenon

— 

Des dockers en grève contre la réforme des retraites, au Havre.
Des dockers en grève contre la réforme des retraites, au Havre. — L.Benoist/AFP

Le blocage des installations portuaires et la grève des agents du Grand port maritime de Nantes-Saint-Nazaire se poursuit ce jeudi, de même que dans la plupart des grands ports français. Il s’agit de l’opération « port mort », organisée par le syndicat CGT afin de mettre la pression sur le gouvernement dans le cadre de la lutte contre la réforme des retraites.

A Montoir-de-Bretagne, tous les camions sont empêchés d’accès par des manifestants. Des feux de pneus et palettes ont été allumés aux entrées. A Nantes-Cheviré, le blocage a été levé ce jeudi midi. En revanche, la grève des dockers continue, rendant impossible les chargements et déchargements de marchandises.

« Les conséquences sont désastreuses »

Des blocages partiels avaient déjà été effectués les semaines précédentes. Une situation qui inquiète vivement les dirigeants d’entreprises de la région, ainsi que la présidente du conseil régional des Pays-de-la-Loire.

« J’en appelle à la responsabilité des grévistes afin qu’ils rétablissent au plus vite les accès du Grand port maritime Nantes-Saint-Nazaire, s’alarme Christelle Morançais (LR). Les conséquences de l’opération " port mort " sont désastreuses pour l’économie locale et pénalisantes à plus long terme pour le Grand port. Nombre de sociétés déroutent déjà leurs marchandises vers les ports du nord de l’Europe. Et rien ne garantit, dans un contexte de concurrence très forte, qu’elles voudront, demain, transiter à nouveau par Nantes-Saint-Nazaire. Cela ne peut durer. »