FC Nantes-OL : Pour le défenseur Thomas Basila, la porte s'ouvre à nouveau contre Lyon

FOOTBALL En l’absence de Pallois et Wague, blessés, le défenseur central de 20 ans sera titulaire contre Lyon, en 16e de finale de la Coupe de France, ce samedi (20h55). Exactement comme en avril 

David Phelippeau

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Thomas Basila devrait retrouver Moussa Dembélé samedi soir.
Thomas Basila devrait retrouver Moussa Dembélé samedi soir. — SEBASTIEN SALOM GOMIS / AFP
  • En l’absence de Nicolas Pallois et Molla Wague blessés, Thomas Basila devrait être titulaire, samedi, contre Lyon, en 19e de finale de la Coupe de France.
  • Ce jeune défenseur central (20 ans) avait déjà eu sa chance contre Lyon en avril et avait su répondre présent.
  • Il n’y avait cependant pas eu de suite pour ce pur produit de la Jonelière.

La porte s’entrebâille à nouveau pour lui. Nicolas Pallois et Molla Wague à l’infirmerie, le défenseur du FC Nantes  Thomas Basila va avoir sa chance en défense centrale, ce samedi (20 h 55), lors de la réception de Lyon, en 16e de finale de la Coupe de France. Ironie de l’histoire, c’est face à cette même armada lyonnaise en avril que le pur produit de la Jonelière, âgé de 20 ans, avait réalisé son baptême du feu en pro en avril. « C’est un bon souvenir, on avait gagné en plus [2-1] », glisse, timidement, le joueur. Ce soir-là, Basila avait surtout fait preuve d’une assurance bluffante pour une première chez les grands. Une soirée pleine d’espoir mais finalement sans lendemain. Seulement deux petites minutes de jeu contre Dijon en mai étaient venues compléter son temps de jeu en pro. « On ne m’a pas remis car il y avait d’autres joueurs à mon poste, je trouvais ça normal. » Basila manie le politiquement correct en faisant fi de sa frustration de l’époque.

« Il avait été performant, on n’avait plus vraiment d’arguments à lui donner… », reconnaît-on au club maintenant. Juste des conseils entendus depuis des années. « Il faut qu’il soit patient et ambitieux, estime Samuel Fenillat, le directeur du centre de formation du FCN. Il faut travailler dans le temps avec Thomas, il a un immense potentiel. » Christian Gourcuff, l’entraîneur actuel, n’est pas loin de partager cet avis. « Au fil des semaines d’entraînement, Thomas a acquis une certaine maturité et son entrée à Saint-Etienne (0-2) dimanche est tout à fait satisfaisante. » Utilisé un peu sur le côté droit de la défense et dans l’axe à plusieurs reprises depuis le début de la saison, le natif d’Orléans grappille du temps de jeu sous les ordres de Gourcuff. « J’ai plus de relations qu’avec le coach précédent [Vahid Halilhodzic] », lâche Thomas Basila, qui travaille depuis peu avec un agent espagnol.

La direction a voulu le prêter en fin de mercati estival

Ce n’était pas gagné pourtant cet été. En toute fin de mercato, la direction du FCN envisage de le prêter à Lens en échange de Jean-Kevin Duverne. Christian Gourcuff, qui venait juste d’arriver à la Jonelière, l’aurait retenu par la manche. « Je ne le connaissais, je lui avais dit qu’il fallait qu’il soit patient et il a eu raison de rester. »

Numéro 4 dans la hiérarchie après Pallois, Girotto et Wague, Basila a un coup à jouer pour grignoter un rang en cas de bonne performance. Son entourage en est persuadé. Sur les réseaux sociaux, beaucoup le jugent plus solide que Wague. « C’est quelqu’un qui aime les défis, raconte Fenillat. Chez les jeunes, il a toujours su élever son niveau dans les grands matchs. Dans l’engagement, il savait donner l’impulsion… »

Un recrutement acté à l’échauffement

Des qualités physiques mais aussi techniques qui avaient déjà tapé dans l’œil des Martial Desbordes, recruteur du FCN en région parisienne puis de Matthieu Bideau, responsable du recrutement des jeunes chez les Canaris​. « Après avoir lu des rapports sur lui, je suis allé le voir sur un match, il avait 13-14 ans et jouait à Orléans, raconte ce dernier. C’est la seule fois que ça m’arrive, mais à la fin de l’échauffement avec le ballon, j’ai dit : “On appelle les parents, on le prend !”. Il avait un rapport technique, vitesse et envergure très bon. Il était déjà grand et possédait une technique d’un joueur de petite taille. » Thomas culmine à 1,87 m aujourd’hui. Une allure très élancée et parfois nonchalante qui le dessert. Quand on le voit de prime abord, « on a le sentiment qu’il n’est pas à 100 % dans la concentration et dans l’investissement, mais ce n’est pas le cas, le défend Samuel Fenillat. A lui de montrer, s’il en a l’opportunité, qu’il est plus qu’un remplaçant. » Ou mieux qu’un numéro 4 en défense centrale.