Nantes : C’est quoi cette nouvelle installation bizarre apparue sur l’île de Nantes ?

URBANISME Ce gros nuage, installé il y a quelques jours quai Hoche, est en fait un dispositif pour informer les habitants « sur la qualité de l’air »

Julie Urbach

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Un nouveau mobilier urbain pour symboliser la qualité de l'air a été installée sur l'île de Nantes en décembre 2019
Un nouveau mobilier urbain pour symboliser la qualité de l'air a été installée sur l'île de Nantes en décembre 2019 — J. Urbach/ 20 Minutes

Certains le prennent pour un parapluie, d’autres pensent qu’il s’agit « d’un champignon ». Depuis quelques jours, une drôle d’installation suscite la curiosité des passants et des riverains du quai Hoche, en bord de Loire à Nantes. Et surtout la nuit, lorsqu’il devient vert et qu’il clignote. Dans les prochains jours, il n’est pas impossible qu’il passe au jaune, voire à l’orange.

Ce mobilier urbain, qui est présenté comme un gros nuage, est en fait un dispositif pour informer les habitants « sur la qualité de l’air », explique la société d’aménagement de l'île de Nantes (Samoa). Autonome en énergie et connecté, sa couleur variera en temps réel, selon les mesures enregistrées dans le quartier et notamment la station de mesure de l’organisme Air Pays de la Loire situé boulevard Victor-Hugo.

Des infos sur les pollens

La Samoa indique qu’il s’agit d’une « expérimentation » qui durera un an. A partir de 2020, des opérations de médiation seront menées devant le Nuage, autour de la qualité de l’air et des comportements à adopter selon la situation. De nouveaux capteurs permettront d’obtenir des données plus fines, dévoilées l’an prochain.

Le mobilier propose également des indications relatives à l’émission de pollens. Selon les données communiquées par le pollinarium sentinelle d’Air Pays de la Loire, les mots « noisetier », « saule », « bouleau » « graminée » ou « plantain » pourront s’allumer pour prévenir les allergiques qu’ils ont été détectés dans l’air.

A Nantes, en 2018, la qualité de l’air a été bonne à très bonne pendant 80 % de l’année. Le reste du temps, elle a été « moyenne à médiocre » mais a très rarement atteint le stade « mauvais à très mauvais ».