Nantes : Pourquoi ça tourne enfin rond au NBH, le locataire permanent de Pro B ?

BASKET Le Nantes basket Hermine réalise un début de saison tonitruant. Le pensionnaire de Pro B depuis 25 ans est premier ex aequo au classement et joue ce mardi soir la demi-finale retour de Leaders Cup à la Trocardière.

David Phelippeau

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Le meneur américain Terry Smith.
Le meneur américain Terry Smith. — Grégory Leroy
  • Le Nantes basket Hermine joue ce mardi soir (20h30) à la Trocardière une place en finale de la Leaders Cup contre Vichy-Clermont.
  • En championnat, le club nantais, qui a entamé sa 25e saison en Pro B, est premier ex aequo.
  • Des résultats dus en grande partie à un recrutement estival plutôt réussi.

Les mauvaises langues ne peuvent même plus se moquer. Le Nantes basket Hermine, qui n’en finit plus de renouveler son bail en Pro B, est souvent la cible des railleries sur la place nantaise. Il faut dire que cette saison, le club nantais a entamé sa 25e saison en deuxième Division nationale. Un record. Mais, pour l’une des premières fois, le NBH ne s’est pas loupé. Ce mardi soir (20h30), à la Trocardière, les Nantais rencontrent Clermont-Vichy pour une place en finale de la Leaders Cup. A l’aller, le NBH l’a emporté (70-71). Ça serait une grande première de retrouver Nantes en finale d’une compétition (en février) qui donne droit automatiquement à un strapontin pour les play-offs au vainqueur.

Le NBH version 2019-2020 n’est pas qu’une équipe de Coupe. En championnat, il squatte avec trois autres formations la première place de la Pro B. Cet été, rien ne laissait pourtant présager de tels résultats… L’été a été « meurtrier » au sein du bureau directeur du club. Après quatre ans à la tête du club, Jean-Luc Cadio, contesté et poussé vers la sortie, a démissionné. D’autres dirigeants ont préféré partir pour que les dissensions cessent en interne.

Un recrutement XXL

Interrogé sur ce remue-ménage, Jean-Baptiste Lecrosnier, l’entraîneur nantais, botte en touche et préfère insister sur « l’investissement, l’envie d’un groupe de faire les choses ensemble ». « Tout le monde se met au service des autres des deux côtés du terrain, poursuit le technicien. Et surtout, on ne dépend pas que d’un seul joueur.

Lecrosnier, qui répète à l’envi « la fragilité » de la situation de sa formation, se refuse à ressortir une individualité. Pourtant, le NBH possède dans ses rangs le joueur doté de la meilleure évaluation en Pro B après huit journées. L’intérieur/ailier fort René Rougeau, Américain comme son nom ne l’indique pas, flambe avec une évaluation à 25,9 et donc une ligne de statistiques impressionnante (18 points, presque 10 rebonds et 3,4 passes décisives par match avec un pourcentage de réussite à 2 points à 60 %). Ajoutons à cela un meneur de jeu américain avec un passeport arménien (Terry Smith) à près de 15 points par rencontre et on comprend que le NBH ne s’est pas beaucoup trompé dans le recrutement cet été.

« Il y a la valeur intrinsèque des nouveaux mais aussi leur personnalité, explique le prudent J.B. Lecrosnier, auteur du recrutement avec Audrey Sauret, manager général depuis un peu plus d’un an. Les recrues se sont parfaitement intégrées avec l’ossature de l’équipe de la saison dernière [Guillou, Chathuant, Negrobar et Desseignet notamment]. Tous ces garçons ont la volonté d’être consistant et de faire partie ensemble de quelque chose. » Et ce « quelque chose », si c’était une montée en Pro A après avoir végété un quart de siècle en Pro B ?