Nantes : Faut-il s’attendre à voir Benoît Paire affronter le Snuc samedi ?

TENNIS Le Snuc participe (pour la première fois de son histoire) aux interclubs de Pro A à partir de samedi. C’est l’équipe de Colomiers, où est licencié Benoît Paire, qui viendra à Nantes

David Phelippeau

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Benoît Paire sur les courts du Snuc à Nantes samedi?
Benoît Paire sur les courts du Snuc à Nantes samedi? — CHRISTOPHE SAIDI/SIPA
  • Le Snuc tennis, qui est promu an Pro A pour la première fois de son histoire, commence sa saison contre Colomiers samedi à Nantes.
  • Benoît Paire fait partie de l’équipe de Colomiers, mais il n’est pas sûr du tout d’être là.
  • Beaucoup de grands noms sont licenciés dans des clubs français sans néanmoins prendre part aux interclubs de Pro A.

L’affiche des championnats de France de Pro A, éditée par la Fédération, a de quoi faire saliver le grand public. On y voit Benoît Paire, le port altier et l’œil vif, se ruant sur une balle… Pour autant, les spectateurs nantais, qui viendront assister samedi à la première rencontre de l’histoire du Snuc (Stade nantais université club) au plus haut niveau contre Colomiers, verra-t-il en vrai le 24e joueur mondial (au classement ATP) ? « On saura ça vendredi soir quand on verra arriver l’équipe adverse… », sourit Yves Mahot, directeur sportif du club nantais. Mais, il y a quand même peu de chances de voir Paire affronter le promu nantais quand on sait qu’il doit jouer mardi… la Coupe Davis avec les Bleus à Madrid contre le Japon. « Je le vois mal venir faire le rigolo à Nantes le samedi alors qu’il est susceptible de jouer avec l’équipe de France le mardi », estime Mahot.

Le problème n’est finalement pas nouveau dans l’élite. De grands noms du tennis mondial sont licenciés dans des clubs français (Simon au TC Paris, Tsitsipas à Quimperlé, etc.), mais ils ne participent pas de manière assidue aux interclubs. A leur décharge, « la Fédération internationale s’en fout un peu des championnats internationaux lorsqu’elle constitue le calendrier des compétitions », selon Yves Mahot. Les Paire, Simon ou Tsitsipas privilégieront davantage leur carrière personnelle et des tournois sur le circuit mondial forcément plus lucratifs qu’un championnat avec le club dans lequel ils sont licenciés. Faire jouer des étrangers ou Français d’un très bon niveau coûte aussi cher. Certains clubs font parfois des impasses sur des rencontres. « Il n’y a aucune contrainte, ni pour les joueurs, ni pour les clubs, souligne le directeur sportif nantais. Il n’y a aussi aucune sanction de prévue. »

Le Snuc conserve la même équipe… sans avoir recruté de stars

En regroupant depuis plusieurs années les rencontres du championnat de Pro A sur quinze jours (les interclubs commencent samedi et se finissent le 30 novembre avec des matchs prévus les mercredis 20 et 27 novembre), la Fédération française a tenté de favoriser la présence des cadors.

En attendant, au Snuc, point de grandes stars. Le club nantais n’a pas recruté et mise sur la formation qui a obtenu pour la première fois de son histoire sa place dans l’élite des clubs français. Avec comme chef de file : Gleb Sakharov (n°22 français et 330e mondial), à Nantes depuis dix-neuf ans. Lequel n’a manqué qu’un seul match de championnat avec le Snuc depuis un peu plus de dix ans. Yves Mahot : « On va jouer le maintien avec le même groupe. C’est risqué sportivement, mais c’est un choix. On ne se voit pas ajouter un nom dans cette équipe soudée qui pourrait mettre à mal la bonne ambiance. » Et qui en plus passerait sans doute le plus clair de son temps ailleurs que sur les courts du Snuc.

Entrée gratuite, samedi, au stade Pascal Laporte, 74 Boulevard des Anglais, à Nantes. Matchs à partir de 11 heures.