Les finances locales souffrent du ralentissement de l'immobilier

G. F. - ©2008 20 minutes

— 

Le conseil général de Loire-Atlantique, qui discute ce matin de ses orientations budgétaires pour l'an prochain, s'attend à souffrir. La baisse des ventes de logements va diminuer les droits de mutation, cet impôt indirect prélevé sur les transactions immobilières et touché pour l'essentiel par les départements.

« Une baisse de 10 % des droits de mutation, c'est 7 millions d'euros en moins », résume Hervé Bocher, vice-président (PS) en charge des finances au conseil général. Or, compte tenu du boom des prix immobiliers, cet impôt avait constitué « une véritable bouffée d'oxygène » pour le budget départemental depuis 2004. La situation est d'autant plus tendue que, parallèlement, les intérêts de la dette augmentent (+ 2,3 millions d'euros), en raison de la remontée des taux.