Aéroport de Nantes : Une fréquentation record en 2019 grâce à l’ouverture de 29 nouvelles lignes

AÉROPORT Avec 5,6 millions de passagers entre janvier et septembre, la fréquentation a augmenté de 17,6 % par rapport à 2018

Manuel Pavard

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L'aéroport Nantes-Atlantique a accueilli 5,6 millions de passagers sur les neuf premiers mois de 2019.
L'aéroport Nantes-Atlantique a accueilli 5,6 millions de passagers sur les neuf premiers mois de 2019. — FABRICE ELSNER/20MINUTES
  • Avec 5,6 millions de passagers entre janvier et septembre, le trafic à l’aéroport de Nantes a bondi de 17,6 % par rapport à la même période en 2018.
  • Cette fréquentation record est due notamment à l’ouverture de 29 nouvelles lignes, dont 14 pour la compagnie EasyJet qui a installé une nouvelle base à Nantes cette année.
  • L’aéroport Nantes-Atlantique a mis en place différentes actions pour répondre à la hausse du nombre de passagers, notamment en augmentant les places de parking disponibles cet été.

« Une année record ». C’est en ces termes que son nouveau directeur général Cyril Girot a introduit le bilan d’activité de l’aéroport Nantes-Atlantique, présenté ce jeudi matin par le concessionnaire Vinci Airports. En augmentation constante ces dernières années, le trafic a encore progressé entre janvier et septembre 2019 avec 5,6 millions de passagers (aux deux tiers pour des vols internationaux), soit une hausse de 17,6 % par rapport à la même période en 2018, tandis que les mouvements d’avions ont atteint 49 000.

La barre des sept millions de passagers devrait ainsi être franchie à la fin de l’année. Des chiffres qui font de Nantes-Atlantique le septième aéroport régional français. La fréquentation a été boostée par l’ouverture de 29 nouvelles lignes – sur 107 destinations au total –, dont 14 par EasyJet qui a installé une nouvelle base à Nantes en avril dernier.

Mille places de parking supplémentaires durant l’été

Les prévisions sont toutefois moins ambitieuses pour 2020 avec quatre nouvelles destinations annoncées pour l’instant : Bruxelles, Luxembourg, Nice et Varna (Bulgarie). Laurent Noirot-Cosson, directeur commercial et marketing de l’aéroport, ne s’attend d’ailleurs « pas au même niveau de croissance » l’an prochain. Preuve toutefois de l’attractivité de l’aéroport, ses passagers viennent pour près de 40 % de Loire-Atlantique, pour 10 % des départements limitrophes et donc pour la moitié d’entre eux d’autres départements du Grand Ouest.

Pour faire face à cette hausse du trafic, Vinci a engagé différentes actions, notamment durant la période estivale, synonyme de fortes affluences. Mille places de parking supplémentaires ont par exemple été proposées cet été – pour atteindre un total de 8.700 places – grâce à la mise en place d’un système de voituriers et à l’ouverture aux passagers des parkings de la Tour et du Pianocktail. Un dispositif qui devrait être reconduit l’été prochain.

Suffisant pour régler le problème du stationnement, vieux serpent de mer de l’aéroport de Nantes ? Difficile à dire, d’autant qu’aucune construction d’un parking silo n’est entamée. Cyril Girot vante également « l’amélioration de la fluidité aux contrôles sûreté » due à l’instauration d’un passage prioritaire pour les familles, ainsi que les « démarches pour l’environnement » réalisées par l’équipement. Celui-ci a en effet diminué de 46 % ses émissions de CO2 entre 2014 et 2019.

Limiter la gêne des riverains

Malgré tous ces constats positifs, le dynamisme de l’aéroport a pourtant son revers de la médaille, à commencer par les plaintes des riverains, excédés par les nuisances sonores aériennes. Pour « limiter la gêne » de ces derniers, Nantes-Atlantique est ainsi « le premier aéroport français à proposer un outil (Maestro) de suivi en ligne des trajectoires des avions et du bruit », souligne le directeur général. Des mesures destinées à « aider l’Etat », ajoute-t-il.

Quid enfin du couvre-feu entre minuit et 6h, demandé par certains riverains et élus locaux depuis l’abandon du projet de Notre-Dame-des-Landes ? Si Cyril Girot a admis qu’une telle mesure aurait sans doute un impact sur l’emploi, lui comme Laurent Noirot-Cosson ont en revanche botté en touche à la question du nombre d’avions qui seraient touchés par une interdiction des vols de nuit. On en saura peut-être plus d’ici fin octobre, l’État devant publier son bilan de la concertation publique sur le projet de réaménagement de l’aéroport.