Nantes : C’est quoi ce projet de Nouvelle université de Nantes, désormais dans l’impasse ?

ENSEIGNEMENT SUPERIEUR Mercredi, Centrale a rejeté ce projet qui visait à réunir l'école d'ingénieur, l'université, le CHU et l'Inserm

Julie Urbach

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Le campus Tertre de l'université de Nantes
Le campus Tertre de l'université de Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes
  • La Nouvelle université de Nantes, composée de la fac, l'école Centrale, le CHU et l'Inserm, devait voir le jour en janvier 2020.
  • Le vote défavorable de Centrale, ce mercredi, pourrait remettre en cause le projet initial.

La Nouvelle Université de Nantes ne verra pas le jour, en tout cas pas en janvier 2020 comme le calendrier le prévoyait. Ce mercredi après-midi, le conseil d’administration de l’école Centrale a voté contre ce projet d’établissement expérimental, présenté comme unique en France. « Ce vote de rejet a des conséquences lourdes pour l’avenir de Nantes Université et de l’enseignement supérieur et de la recherche de notre territoire », a regretté le président de l’université, Olivier Laboux, candidat à la présidence de ce groupement.

Concrètement, l’objectif était qu’université et école d’ingénieurs renforcent leur coopération pour créer, avec le CHU de Nantes et l’Inserm, « un nouveau modèle universitaire français ». Il ne s’agit pas de fusion mais d’un « décloisonnement » organisé autour de quatre grands pôles (humanités, sociétés, santé, sciences et technologie), contre une vingtaine de composantes actuellement.

Un programme de recherche déjà lancé

Ce qui était présenté comme une « révolution interne », avec davantage de conséquences pour les personnels que pour les étudiants, visait à faire de Nantes « un site majeur, reconnu au niveau européen et identifié mondialement, en matière d’enseignement supérieur et de recherche ». Sur ce dernier point, le projet intitulé Next décrit comme « moteur » est déjà lancé : 30 millions d’euros ont été investis en un an dans les domaines de la santé et de l’industrie du futur. Reste à savoir quel sera l’avenir de ce programme.

« Centrale gardera son autonomie et son budget, même s’il y aura beaucoup plus de convergences », avait indiqué Olivier Laboux, président de l’université de Nantes. Un argument qui n’a semble-t-il pas convaincu les membres du CA de Centrale, qui a décidé de rejeter le projet « en l’état » (17 contre, 12 pour, 1 abstention). Les discussions entre les partenaires vont reprendre. Un premier vote défavorable avait déjà eu lieu en 2017, motivé par la crainte pour Centrale de perdre son identité.