Migrants à Nantes : Opération de police au gymnase Jeanne-Bernard, la mise à l’abri débute

MIGRANTS Une opération de recensement et de mise à l'abri a lieu depuis ce matin au squat Jeanne-Bernard de Saint-Herblain

F. B et J.U.

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Une opération de police a eu lieu ce mardi au squat Jeanne-Bernard de Saint-Herblain
Une opération de police a eu lieu ce mardi au squat Jeanne-Bernard de Saint-Herblain — S. Salom Gomis/ SIPA
  • Une opération de police est en cours depuis ce matin à Saint-Herblain.
  • Elle vise à sécuriser les lieux et identifier les occupants de ce squat, qui seraient plusieurs centaines.
  • Ce matin, une cinquantaine d'entre eux, considérés comme les plus vulnérables, ont été pris en charge.

Un important dispositif policier a été mis en place, tôt ce mardi matin, autour de l'ancien gymnase Jeanne-Bernard à Saint-Herblain. Cette salle de sports désaffectée est occupée depuis près d’un an par des personnes exilées originaires, pour la plupart, d’Afrique. Elles seraient plus de 700 à y vivre ces derniers jours, à l’intérieur comme à l’extérieur.

Les forces de l’ordre sont arrivées avant 7h ce jeudi. Elles ont été rejointes par des agents de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii). Objectif : recenser les occupants et faire le point sur leur situation administrative. Les services de l’Etat vont également chercher à sécuriser les lieux.

La mairie de Nantes propose 100 places

Vers 10h, une cinquantaine de personnes, considérées comme les plus vulnérables (parmi lesquelles 23 femmes et 16 enfants), ont quitté les lieux pour être mises à l’abri, indique la préfecture. « Une opération de recensement va avoir lieu par l’association France Horizon qui procédera ensuite à un contrôle des entrées et des sorties, indique-t-on de même source. Le site va être nettoyé et aménagé, avec l’arrivée de lits de camp ».

La semaine dernière, après la mort d’un migrant, le préfet Claude d'Harcourt a confirmé que le site sera évacué d’ici à 2020, comme le tribunal l’a demandé. L’opération de ce matin en est une première étape et la suite s'organise: la mairie de Nantes, a annoncé ce mardi qu'elle allait mettre 100 places d'hébergement à disposition. Situées dans l'ancienne caserne Mellinet, qui a déjà accueilli des migrants après l'évacuation du square Daviais, elles seront réservées à des personnes «ayant le statut de réfugié», indique Johanna Rolland. « On amène une solution. Il faut absolument sortir de cette situation », insiste la maire PS de Nantes.