VIDEO. Nantes : Deux robots pratiquent le pole dance dans un club de strip-tease

INSOLITE Le SC Club à Nantes a trouvé une manière originale de fêter son cinquième anniversaire à partir de ce mardi soir et jusqu'au 28 septembre avec deux « humanoïd girls »

David Phelippeau

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Un des deux robots sexy avec son créateur Giles Walker.
Un des deux robots sexy avec son créateur Giles Walker. — D.P. / 20 minutes
  • Pour ses cinq ans, le SC Club, 15, rue Fouré à Nantes, a invité deux « humanoïd girls » à faire du pole dance.
  • Ces deux robots vont se déhancher pendant un mois (à partir de ce mardi soir) au milieu des autres danseuses habituelles.
  • Mardi soir, pour la première soirée d’anniversaire, les robots ont attiré quelque 250 curieux.

Talons aiguilles aux pieds, poitrine en avant, position lascive… Pour fêter ses cinq ans, le SC Club (anciennement le Strip Café), 15, rue Fouré à Nantes, a choisi deux invitées pour le moins sexy. Deux danseuses androïdes sont perchées sur le bar et accrochées à une barre métallique. A partir de ce mardi soir et jusqu’au 28 septembre, elles vont se déhancher au milieu des « vraies » danseuses du SC Club.

C’est Laurent Roué, gérant de l’établissement, qui a eu l’idée d’inviter ses deux « robots sexy ». « Je les ai découverts lors d’un reportage tourné à Los Angeles. C’est la première fois qu’elles viennent en France et c’est seulement la deuxième fois qu’elles sont exposées dans un club de strip. »

Une affluence record pour la première mardi

Mardi soir, lors de la première soirée, 250 personnes ont poussé la porte de l'établissement. «Beaucoup de curieux ont trouvé une bonne excuse pour venir chez nous, rit Laurent Roué. Ils étaient là pour les robots, mais aussi notre activité habituelle.» A titre de comparaison, lors des soirées ordinaires, une cinquantaine de personnes fréquente le SC Club.

Ces deux « danseuses » pour le moins atypiques ont été créées en 2008 par l’artiste londonien Giles Walker. Elles ont été fabriquées grâce à des matériaux de récupération : des morceaux de mannequins féminins et des pièces automobiles en plastique et acier notamment. Elles sont arrivées jeudi dernier rue Fouré et installées en deux heures juste à l’entrée de l’établissement, au niveau du bar.

« Rien ne remplace l’humain »

En les créant, Giles Walker a voulu interpeller les autorités anglaises et dénoncer l’invasion des caméras de surveillance à Londres. C’est d’ailleurs pour cette raison que la tête des deux robots est constituée d’une caméra. Le créateur explique « jouer sur la notion de voyeurisme », en s’interrogeant sur « qui a le pouvoir entre le voyeur et la personne observée ».

Et les « vraies » danseuses, elles en pensent quoi de ces deux robots ? « Ça les fait marrer, répond le gérant du SC Club. Elles ont hâte d’être mises en concurrence avec eux, même s’il n’y a pas vraiment de concurrence finalement. C’est un clin d’œil cette idée de humanoïd girls. Rien ne remplace l’humain et nos danseuses. Ces robots nous permettent plutôt de mettre en valeur le côté humain de ces dernières, qui ne font pas que danser. Elles animent le club et discutent avec les clients. » Ce que sont évidemment bien incapables de faire nos deux danseuses androïdes.

Pour les 5 ans du SC Club et pour découvrir les deux robots, entrée gratuite tous les soirs du 3 au 28 septembre. Du mardi au samedi inclus de 22 h à 4 h.