Nantes: Près de 15% des stations Bicloo fermées après des actes de vandalisme

VELOS Plusieurs stations de vélos en libre-service, fonctionnant à l'énergie solaire, ont été dégradées ces derniers jours dans différents quartiers de Nantes

Julie Urbach

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Une station «Bicloo plus» à Nantes.
Une station «Bicloo plus» à Nantes. — S.Salom-Gomis/Sipa
  • L'opérateur JCDecaux dénonce des vols ou tentatives de vol des batteries de ses stations solaires.
  • Des opérations de sécurisation sont en cours afin de pouvoir rouvrir les 17 stations d'ici à la «fin de la semaine prochaine».

Les habitués de ces vélos orange l’ont sûrement remarqué. Depuis ce week-end, à Nantes, 17 stations Bicloo (sur 123) sont hors-service. Plus aucun vélo n’est disponible et il n’est pas non plus possible de s’y accrocher. La faute à « une vague de vandalisme exceptionnelle », rapporte JC Decaux.

Les stations concernées, dispatchées un peu partout en ville (Bouffay, Clos-Toreau, île de Nantes…), ne semblent pas avoir été choisies au hasard. « Nous avons constaté des dégradations sur une petite dizaine de stations qui fonctionnent à l’énergie solaire, explique l’opérateur. A chaque fois, il s’agit de vol ou de tentative de vol de la batterie, contenue dans le mât. »

Opérations de « sécurisation »

En fin de semaine dernière, l’opérateur a donc décidé, et ce de façon préventive, de fermer la totalité des 17 stations solaires. Sur ces dernières, apparues il y a environ un an, il n’existe pas de système de bascule qui permettrait un raccordement au réseau électrique. De nouvelles dégradations ont tout de même été observées ces derniers jours. A chaque fois, une plainte a été déposée.

En attendant, JCDecaux assure que des opérations de « sécurisation » sont en cours, afin que le service soit de nouveau opérationnel le plus vite possible, c’est-à-dire d’ici à « la fin de la semaine prochaine ». L’opérateur se refuse à donner davantage de détails techniques mais annonce qu’il n’abandonnera pas l’alimentation solaire.

D’autres dégradations

S’il dénonce « des actes gratuits », ce n’est pas la première fois que l’opérateur fait face à ces dégradations. A Nantes, depuis six mois environ, ses écrans publicitaires sont la cible de tags ou d’enrubannage. A Lyon, sa flotte de vélos en libre-service a également été l’objet de dégradations. Fin juin, 1.200 bicyclettes (sur 4.000) étaient hors service après des actes de vandalisme. La mairie avait alors décidé de surveiller de manière accrue les stations les plus exposées.