Aéroport de Nantes: La DGAC affirme que l'hypothèse du transfert n'est «pas crédible»

AVIONS Le déménagement de l’aéroport ne fait pas partie des options retenues pour la concertation publique. La DGAC explique pourquoi

Frédéric Brenon

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Un avion sur le tarmac de l'aéroport Nantes-Atlantique (illustration).
Un avion sur le tarmac de l'aéroport Nantes-Atlantique (illustration). — S.Salom-Gomis/Sipa
  • La concertation préalable au réaménagement de l’aéroport est ouverte jusqu’au 31 juillet.
  • Plusieurs options sont proposées au public, mais pas celle du transfert.
  • Les contributions réclamant le transfert se multiplient néanmoins.

Depuis l’ouverture, lundi, de la concertation publique préalable au réaménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique, les contributions réclamant un transfert pur et simple de la plateforme aéroportuaire (à Notre-Dame-des-Landes ou ailleurs) se multiplient. Pour elles, c’est la seule solution pour espérer une réduction significative des nuisances aériennes dans l’agglomération nantaise. L’hypothèse d’un déménagement ne figure pourtant pas parmi les différentes options retenues.

Dans l'épais dossier de concertation, la direction générale de l'aviation civile (DGAC), maître d’ouvrage du projet de réaménagement, se justifie sur cette absence.

Maillage de 500 mètres par 500 mètres

Elle explique avoir étudié la question d’un autre site. « Une analyse cartographique des enjeux humains, environnementaux, économiques et agricoles connus sur le territoire des Pays de la Loire a été réalisée à partir des données détenues par la Dreal Pays de la Loire. Les informations relatives à ces enjeux ont été rapportées sur un maillage régulier de 500 mètres par 500 mètres, soit un carré de 25 hectares. » Les données cartographiques des résultats sont d’ailleurs présentées en annexes (annexe 3).

Des enjeux partout, pas de site

Conclusion de la DGAC : « Au vu de l’existence de nombreux enjeux humains, environnementaux, économiques et agricoles, répartis sur l’ensemble du territoire de la région Pays de la Loire dont il faudrait tenir compte pour envisager le transfert de Nantes-Atlantique sur un autre site dans la région, la DGAC estime que l’hypothèse d’un tel transfert n’est pas crédible ».

Pas sûr que cela suffise à convaincre les déçus du transfert. Pour rappel, la DGAC a défendu avec vigueur l’hypothèse d’un déménagement de l’aéroport Nantes-Atlantique à Notre-Dame-des-Landes jusqu’à l’abandon officiel du projet, en janvier 2018, par le gouvernement.