Nantes: Entre Nantes et Saint-Nazaire, des belvédères installés pour contempler la Loire

PAYSAGE Celui de Saint-Etienne-de-Montluc a été inauguré mardi matin

David Phelippeau

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Le sémaphore imaginé par l’artiste Valentin Mauger à Saint-Etienne-de-Montluc.
Le sémaphore imaginé par l’artiste Valentin Mauger à Saint-Etienne-de-Montluc. — Franck Tomps
  • Le Pôle métropolitain Nantes-Saint-Nazaire a installé cinq sémaphores pour contempler la Loire et les paysages autour.
  • Tous ces lieux (sauf celui de Saint-Herblain) seront accessibles au public à partir du 22 mai.

Prendre de la hauteur pour (re) découvrir la Loire. Le Pôle métropolitain, qui regroupe une soixantaine de communes et cinq intercommunalités entre Nantes et Saint-Nazaire, a disséminé cinq haltes-belvédères permettant de voir la Loire et les paysages environnants. A partir du 22 mai, quatre seront accessibles au public : celles du Brivet, à Saint-Nazaire, de la Taillée, à Donges, de l’Angle, à Saint-Etienne-de-Montluc, et de la Liberté, à Couëron. Le sémaphore de la Roche Maurice à Saint-Herblain sera ouvert un peu plus tard dans l’été. Un sixième belvédère pourrait voir le jour à Bouée, entre Donges et Cordemais.

A Saint-Etienne-de-Montluc, il faut marcher quelques minutes en rase campagne pour se retrouver nez à nez avec cet enchevêtrement de poutres en bois qui s’étirent vers le ciel. Au pied de l’œuvre, dans un paysage où les champs s’étendent à perte de vue, il faut monter la grosse quinzaine de marches. A 5 mètres du sol, on aperçoit alors la Loire, qui n’est qu’à quelques centaines de mètres, tapie dans la nature, à droite, à l’horizon, la centrale de Cordemais.

Des œuvres à découvrir sur des pistes cyclables

« Prendre de la hauteur permet de valoriser ces paysages et prendre conscience de notre environnement où l’eau est si présente », se réjouit David Samzun, maire de Saint-Nazaire. « Les gens ont envie de sentir, toucher, voir la Loire… », estime Johanna Rolland, présidente du Pôle métropolitain.

Le sémaphore de Saint-Etienne-de-Montluc offre une vue imprenable sur la Loire.
Le sémaphore de Saint-Etienne-de-Montluc offre une vue imprenable sur la Loire. - Franck Tomps

C’est l’artiste Vincent Mauger qui a créé ces lieux aériens de contemplation, démontables. « La forme rappelle le mouvement, la dynamique d’un système de rayons de vélo, mais aussi une forme naturelle, comme les herbes hautes », explique le créateur. La bicyclette fait forcément allusion aux différentes pistes cyclables qu’il faut emprunter à pied ou à deux roues pour découvrir ces sémaphores, dont la réalisation a coûté 450.000 euros, financée à hauteur de 20 % par l’Europe.

« L’objectif de l’installation de ces haltes-belévdères est double, explique Johanna Rolland. Le premier, c’est de révéler la Loire, ce fameux lien qui nous unit de Nantes à Saint-Nazaire. Le second, c’est de mettre en avant le lien entre nos territoires urbains et ruraux que souvent on oppose. Ce projet a été imaginé par le pôle Nantes-Saint-Nazaire, c’est-à-dire cinq intercommunalités qui ensemble disent qu’elles ont des choses à partager et surtout un destin commun. » 

À partir du 22 mai, en accès libre à Saint-Étienne-de-Montluc, Donges, Saint-Nazaire, Couëron et, un peu plus tard dans l’été, à Saint-Herblain. Informations sur www.eauetpaysages.fr