VIDEO. Nantes: Quatre bonnes raisons d'aller aux Floralies internationales

EVENEMENT L'événement horticole débute mercredi pour douze jours au parc des expositions de la Beaujoire

Frédéric Brenon

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Préparation d'un tableau végétal pour les Floralies internationales à Nantes.
Préparation d'un tableau végétal pour les Floralies internationales à Nantes. — F.Brenon/20Minutes

C’est l’événement de l’année au parc des expositions de la Beaujoire. Mercredi, les 12e Floralies internationales de Nantes ouvrent leurs portes au public. Plus de 300.000 visiteurs sont attendus jusqu’au 19 mai pour parcourir les allées de ce « jardin éphémère » de 45.000 m2. Vous ne connaissez pas ou hésitez à y aller ? 20 Minutes vous donne quatre bonnes raisons de ne pas passer à côté.

Parce qu’on en prend plein les yeux.

Depuis plusieurs jours déjà, une fourmilière de jardiniers, pépiniéristes ou paysagistes s’affaire aux derniers préparatifs. Et il y a du travail. Car le principal intérêt des Floralies, ce sont ses tableaux végétaux XXL réalisés par quelque 80 exposants du monde entier venus démontrer leur savoir-faire et tenter de remporter l’un des 50 prix mis en jeu. « On a des créateurs des Etats-Unis, du Japon, de Chine, du Canada, d’Afrique du sud ou même du Bhoutan. Ce sont des associations, des professionnels ou des collectivités, comme la Martinique », explique Frédéric Fourrier, secrétaire général des Floralies. Les participants rivalisent d’imagination pour aménager leur espace. Et piochent dans presque toutes les espèces terrestres : roses et orchidées, bougainvilliers et bonsaïs, palmiers et fougères arborescentes… « Il n’y a pas de limite si ce n’est celle de coller au thème de l’année [«Fleurs à vivre »] On constate tout de même que le design et la technologie sont de plus en plus présents. »

Parce que ça n’a lieu que tous les 5 ans.

Lancées en 1956, les Floralies internationales de Nantes ont pris l’habitude de ne revenir que tous les sept ans, puis cinq ans. « Il faut savoir se faire désirer, sourit Frédéric Fourrier. Cinq ans, c’est un bon rythme. Car le travail de préparation est énorme. En tant qu’organisateurs, nous participons à de nombreux événements ornementaux. Il faut ensuite coordonner tous les invités, leur mettre à disposition des matériaux. » Pour cette 12e édition, pas moins de 4.000 m3 de terre végétale ont été livrés, de même que 1.500 bottes de paille, 4 kilomètres de bordures, des tonnes de sable et de gazon de plaquage. « Travailler avec de la matière vivante, c’est magique mais aussi très délicat. » En dehors de Nantes, Gênes (Italie) et Gand (Belgique), la plupart des grandes floralies européennes ont aujourd’hui périclité.

Parce que le spectacle musical vaut le détour.

La grande nouveauté de cette édition 2019 ne se trouve pas dans les tableaux ornementaux mais dans les animations. Un spectacle de deux heures, la comédie musicale Naturya, est joué chaque soir par une trentaine de comédiens. « Les décors et costumes sont réalisés avec des plantes et fleurs fraiches, explique Frédéric Fourrier. C’est un sacré défi. Il faudra les renouveler quotidiennement. » C’est le metteur en scène Axel Montel et le célèbre fleuriste Gilles Pavan qui sont à la baguette de cette représentation donnée pour 1.700 spectateurs. Il faudra débourser 11 euros, en plus du ticket d’entrée aux Floralies (de 10,50 à 21,50 euros). « Nous cherchions une idée pour prolonger l’expérience du visiteur. Naturya colle parfaitement. D’ailleurs, les réservations marchent fort. Trois soirs sont déjà complets. »

Parce qu’on peut y faire de bonnes affaires.

On l’oublierait presque mais les Floralies sont aussi l’occasion de faire du commerce. Une quarantaine de commerçants et une cinquantaine d’artisans profiteront de l’événement pour vendre leurs produits : accessoires, pots, outils et, bien sûr, plants… « Pour une famille, c’est l’occasion de trouver des idées pour aménager son propre jardin. On peut aussi en profiter échanger avec des professionnels. » Cerise sur le gâteau, le dernier jour, les exposants vendent au public à prix cassés les végétaux utilisés pour leurs fresques. « Ça fait partie de la tradition. Les créateurs qui viennent de loin souhaitent repartir à vide. »