«Gilets jaunes» à Nantes: La préfecture brandit (encore) l'interdiction de manifester

MANIFESTATION Un arrêté a été pris ce vendredi pour interdire toute manifestation de « gilets jaunes » qui ne serait pas déclarée en centre-ville de Nantes

David Phelippeau

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Manifestation de «gilets jaunes» à Nantes, le 5 janvier 2019.
Manifestation de «gilets jaunes» à Nantes, le 5 janvier 2019. — L.Venance/AFP

Rebelote pour l’acte 24. Comme la semaine dernière, Claude d’Harcourt, préfet de région Pays de la Loire, préfet de la Loire-Atlantique a décidé de prendre ce vendredi « un arrêté pour interdire toute manifestation de « gilets jaunes » qui ne serait pas déclarée, en centre-ville de Nantes, ce samedi ». Le communiqué de la préfecture explique que « chaque samedi, depuis le 17 novembre 2018, entre 250 et 2800 manifestants se rassemblent à Nantes » et que « des événements graves et intolérables sont commis, de façon systématique et répétitive : violences et voies de fait à l’encontre des forces de l’ordre, dégradations de biens publics ou privés, incendies volontaires… »

 

L’interdiction a prouvé son efficacité la semaine dernière

Compte tenu des différents appels à manifester lancés sur les réseaux sociaux, la préfecture est inquiète et préfère prendre les devants. « En l’absence de déclaration, et donc d’organisateur identifié, [le préfet] a pris la décision d’interdire la manifestation non
déclarée des gilets jaunes ce samedi, afin de garantir la sécurité des personnes et des biens et de préserver l’ordre public dans le centre-ville ».

« La semaine passée, cette mesure a prouvé toute son efficacité en empêchant ces individus radicaux de commettre des violences et des dégradations », conclut (dans le communiqué) Claude d’Harcourt.