Nantes: L'art numérique s'invite dans la rue pour un mois

CULTURE Quatre panneaux interactifs, au contenu surprenant, ont été installés sur l'espace public

Frédéric Brenon

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Un panneau numérique interactif place Graslin à Nantes.
Un panneau numérique interactif place Graslin à Nantes. — F.Brenon/20Minutes

Ils ressemblent à des écrans publicitaires modernes, comme on en trouve parfois dans les grandes villes. Ils ont d’ailleurs été installés par l’afficheur JCDecaux. Sauf qu’ils ne diffusent aucune réclame mais de l’art numérique. Quatre panneaux totems dotés un grand écran vertical ont fait leur apparition lundi à Nantes.

Sur deux d’entre eux (place Graslin et sous les Nefs), un homme filmé en gros plan s’adresse au passant afin d’attirer son attention et de l’inciter à publier une photo sur les réseaux sociaux. « Le contenu se déclenche en fonction de la présence du spectateur, repérée par un capteur. L’objectif principal est de surprendre et de déconcerter », explique JCDecaux, qui a adapté le projet du duo d’artistes Scenocosme.

Les formes bougent quand on les touche

Sur les deux autres panneaux (place Ricordeau et à Haluchère), on peut voir des courbes et formes géométriques colorées se déplacer en fonction des actions du spectateur. « C’est une suite de tableaux qui s’animent à partir d’un algorithme. Ils rendent hommage aux pionniers du dessin généré par ordinateur. On peut interagir sur eux en touchant l’écran tactile ou en se rapprochant du support », expliquent les artistes Martial Geoffre-Rouland et Pierre Delmas.

Un panneau numérique interactif place Ricordeau à Nantes.
Un panneau numérique interactif place Ricordeau à Nantes. - F.Brenon/20Minutes

Cet étonnant mobilier urbain est le résultat d’un appel à projets lancé en septembre par la ville de Nantes et Stéréolux. « Positionner l’art numérique sur l’espace public c’est se donner la possibilité d’intéresser des personnes qui ne seraient pas allées dans un musée ou sur le site d’Internet rechercher cette expérience. C’est une belle opportunité », considère Eric Boistard, directeur de Stéréolux.

Les quatre panneaux, qui sont éteints de 22h à 8h, seront visibles jusqu’au 12 mai. Leur retour à une date ultérieure n’est pas exclu mais une « évaluation de leur appropriation par le public » sera effectuée au préalable.