Nantes: Cent signataires de la société civile se mobilisent contre le projet de nouveau CHU

SANTE Cent personnes issus de la société civile signent une tribune contre le projet du nouveau CHU

F.B. avec AFP

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La cour intérieure principale.
La cour intérieure principale. — ©Motyw for Art&Build-Pargade

L’enquête publique, ouverte jusqu'au 26 avril, délie les langues. Des opposants au nouveau CHU de Nantes, dont l’ouverture est programmée pour 2026, dénoncent dans une tribune un « projet scandaleux » en raison de son coût et sa localisation, des arguments balayés par les porteurs du projet.

Ce texte intitulé « l’Appel des Cent, se veut « un appel au bon sens et à la transparence, contre la loi du silence entourant le projet d’implanter un nouveau CHU à Nantes, dans une zone inondable et hyper-densifiée », selon les signataires. Ces cent personnes, issues de la société civile, sont professionnels de santé, professeurs émérites des universités, intellectuels ou simples citoyens.

« Gabegie financière »

A leurs yeux, le projet de création d’un grand hôpital public qui prévoit le regroupement de deux hôpitaux existants sur l'île de Nantes, est synonyme de « gabegie financière », d’une « gestion administrative désastreuse » et d’une « approche sanitaire et sécuritaire aberrante », ont-ils écrit.

« Depuis plusieurs années, la loi du silence pèse sur ce projet. (…) Les signataires de cet appel représentent de larges pans d’une société civile que les promoteurs du projet ne veulent pas entendre », ont-ils ajouté, précisant ne pas être dans « une opposition stérile ».

« Un ramassis d’inexactitudes »

« Les opposants sont connus, on les a rencontrés à plusieurs reprises pour discuter et débattre », a déclaré Laetitia Flender, directrice générale adjointe du CHU. « Nous sommes sereins et nous avons un souci de transparence depuis le début », a-t-elle ajouté, déplorant des « choses inexactes » qui circulent comme un supposé risque d’inondabilité du site.

Le coût total du futur CHU « ne dépassera pas » 953 millions d’euros équipements compris, selon la direction.

Il n’y a « rien de nouveau sous le soleil, c’est un ramassis d’inexactitudes et de partis pris qui ne sont jamais fondés sur des arguments probants », a estimé Alain Robert, adjoint à la maire (PS) Johanna Rolland et vice-président de Nantes Métropole aux grands projets urbains. La métropole nantaise a validé la mise à disposition d’un terrain de 10 hectares pour accueillir le futur hôpital qui compte quelque 12.000 employés.