Nantes: La ville va installer 30 caméras de vidéosurveillance supplémentaires

SECURITE La mairie de Nantes, qui a mis en place la vidéoprotection il y a un an, va renforcer son maillage

Julie Urbach

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Le centre de supervision à Nantes
Le centre de supervision à Nantes — J. Urbach/ 20 Minutes

Elles filment les rues de Nantes et vos faits et gestes depuis maintenant un an et seront bientôt plus nombreuses. D'ici à la fin de l'année 2019, le réseau de caméras de vidéosurveillance de la ville va s'étoffer, a-t-on appris ce mercredi. «Une trentaine de caméras [en plus des 104 déjà en fonctionnement sur l'agglomération] seront installées, a annoncé Johanna Rolland, la maire (PS) de Nantes. Dès le début, nous nous réservions la possibilité d'étendre le dispositif. »

L'hypercentre-ville et l'île de Nantes ont notamment été choisis pour ces nouvelles implantations, alors qu'une douzaine de quartiers sont déjà couverts. « L'objectif est de densifier le maillage pour limiter les angles morts, explique Didier Fillion-Nicolet, directeur général adjoint à la sécurité. Pour l'île de Nantes, où 15 caméras étaient déjà positionnées au Hangar à Bananes, nous avons ciblé un nouveau secteur, à la pointe Est, afin notamment de lutter contre les trafics.»

La moitié des affaires en centre-ville

Un objectif parmi d'autres, alors que depuis avril 2018, 1.400 incidents ont été suivis par le CSU, ce centre de supervision urbain qui emploie une quinzaine d'agents chargés de visionner les images en temps réel, et d'alerter la police nationale ou municipale si besoin. Selon les chiffres de la mairie, plus de la moitié de ces événements ont été recensés dans le centre-ville. Plus de 200 faits ont été constatés au Hangar à Bananes.

« Le CSU a montré son efficacité. Ce ne sont pas que des caméras, il y a des agents derrière, ce qui permet de lutter contre les attaques aux biens (262 cas) et aux personnes (172) », analyse Gilles Nicolas, adjoint à la sécurité à la mairie de Nantes. « Les caméras ont aidé à résoudre des affaires de cambriolage, évité des agressions ou des noyades, permis l'intervention des pompiers pour des personnes en danger, assure Didier Fillion-Nicolet. Des individus ont pu être identifiés à la suite de vols de scooter, de téléphone, ou de tirs.» 

La police du sécurité du quotidien en place le 1er avril

Alors que la question de la sécurité devrait être un enjeu majeur lors des prochaines élections municipales, la maire de Nantes s'est aussi félicitée du bilan de la maison de la tranquilité publique, ouverte en 2017 à la Manu, qui reçoit en moyenne une centaine d'appels téléphonique par jour.

Johanna Rolland a également confirmé que les renforts de police nationale pour la mise en place de la police de sécurité du quotidien (PSQ) arriveront bel et bien au 1er avril. Très attendus, et avec beaucoup de retard, 39 agents seront affectés aux «quartiers de reconquête républicaine» Malakoff, Dervallières et Bellevue.