Rezé: L'animateur périscolaire mis en examen pour agressions sexuelles, neuf victimes recensées

JUSTICE Au moins neuf victimes ont été recensées par les enquêteurs, annonce le parquet

F.B. avec AFP

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Illustration police.
Illustration police. — E. Frisullo / 20 Minutes

Il était suspendu depuis le 8 mars en raison d’un « comportement inapproprié » envers un enfant de l’école maternelle du Chêne Creux. Un animateur périscolaire de la ville de Rezé a été mis en examen mardi soir pour « agressions sexuelles aggravées » sur des élèves dont il avait la charge, a-t-on appris auprès du parquet de Nantes.

« Pour l’instant dans le dossier ouvert à l’instruction, nous avons neuf victimes [présumées] », a déclaré à Pierre Sennès, le procureur de la République de Nantes, précisant que si « d’autres victimes se manifestent elles seront auditionnées ». L’animateur a été placé sous contrôle judiciaire, a-t-il indiqué.

Un précédent dans une autre école

Ce père de famille de 54 ans, au casier judiciaire vierge, avait été placé en garde à vue lundi, dans le cadre d’une enquête menée par la brigade de protection de la famille de la Sûreté départementale, ouverte après un signalement de la commune au parquet.

Il avait déjà été recadré en septembre suite à la colère d’une mère affirmant qu’il avait embrassé sa fille « sur la commissure des lèvres » durant le temps périscolaire, dans une autre école maternelle (Ouche-Dinier) à laquelle il était affecté depuis 2016, a reconnu la ville. Celle-ci avait alors choisi de le sanctionner pour « faute professionnelle » et de le muter à l’école du Chêne Creux en avertissant ses nouveaux responsables de la mesure dont il avait fait l’objet.

Le maire se justifie

La révélation de ce précédent fait a provoqué la colère des parents d’élèves. L’adjointe à l’Education de la mairie à Rezé, qui affirme ne pas avoir été informée de la situation, a également choisi de démissionner.

« J’estime que nous avons fait ce qu'il fallait dans les deux circonstances (…) J’assume et je soutiens que nous avons pris toutes les décisions qui s’imposaient selon les faits en cause », a déclaré le maire PS de Rezé, Gérard Allard, sous le feu des critiques.