VIDEO. Nantes: François Delarozière crée «deux machines» pour le groupe Orange Blossom

MUSIQUE Le créateur des Machines de l'île collabore pour la première fois avec le monde musical

David Phelippeau

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Les deux «machines» diffusent de jolies lumières. Lancer le diaporama
Les deux «machines» diffusent de jolies lumières. — D.P. / 20 minutes
  • François Delarozière, créateur des Machines de l'île, a travaillé sur deux machines pour accompagner le nouveau spectacle du groupe nantais Orange Blossom.
  • Ce dimanche, une répétition de 45 minutes a eu lieu à la Carrière, «20 Minutes» a pu y assister.

Une collaboration inattendue et originale. Le groupe de musique nantais Orange Blossom a fait appel à la scénographie de François Delarozière – le directeur artistique de la compagnie La Machine, connue pour avoir créé les Machines de l’île à Nantes – et son art de la machine en mouvement, pour son nouveau spectacle*. Deux robots géants aux longs bras articulés, de 850 kg chacun, accompagnent ainsi la musique du groupe nantais pendant près d’une heure et demie.

« Je passe souvent devant l’Eléphant, le Manège à Nantes, j’ai toujours été imprégné par ça, explique le batteur Carlos à la fin d’une répétition de 45 minutes qui a eu lieu à la Carrière à Saint-Herblain ce dimanche. Il y a deux ans, j’ai eu l’idée de faire quelque chose de différent. Quelque chose de poétique, d’original. J’ai pensé à François Delarozière. J’en ai parlé à un de ses amis… » Quelques mois plus tard, l’idée devient réalité. Orange Blossom et le créateur des Machines de l’île décident d’une originale collaboration.

6 mois de construction

Après 6 mois de construction, « les deux nouveaux personnages », selon les termes de François Delarozière, naissent. « Ça m’intéressait de travailler sur un spectacle de musique, de creuser un autre univers, poursuit ce dernier. J’ai eu envie d’accompagner en lumière. On a créé deux "musiciens" de plus sur scène. Ce sont des robots lumières, des grandes lampes programmées. Ce sont des personnages un peu vivants qui s’expriment sur scène en même temps que les musiciens. »

Une création innovante dans le monde la musique ? « Je n’ai jamais vu sur scène des bras avec des lumières qui éclairent les musiciens juste au dessus ou de face ou sur les côtés », estime François Delarozière. Les deux « machines » ne se contentent pas de diffuser de la lumière, elles répandent aussi de la fumée ou encore de la neige artificielle. Ces effets spéciaux accompagnent merveilleusement bien la musique d’Orange Blossom qui invite aux voyages et qui mélange diverses origines (entre la musique électronique pure et la world music d’influence arabe et occidentale) « Il y a différentes ambiances : ville, désert, ambiance de neige, on traverse des paysages… », selon François Delarozière.

Hend Ahmed, la chanteuse.
Hend Ahmed, la chanteuse. - D.P. / 20 minutes

« Les premières répétitions, c’était froid car on ne savait pas comment intégrer les machines, comment les rendre humaines », confie Carlos. « Orange Blossom a pris un risque en créant un truc qui n’est pas sûr de marcher, estime François Delarozière. L’univers de la musique est tellement codé. Il fallait trouver un équilibre… » Que le groupe a semble-t-il trouvé à voir la répétition de ce dimanche. Et au fait combien ça coûte ? On ne saura pas. « J’ai craqué pour que ça soit magnifique… », répond, tout sourire, Stéphanie Hollevoet, la productrice.

* La tournée commence le 27 avril à Vitré (35). A la Carrière à Saint-Herblain le 4 mai (tarifs de 12 à 22 euros)