Nantes: La vente aux enchères d’objets africains fait polémique, l'Etat s'en mêle

NEO-COLONIALISME Afrique Loire estime que sont mis en vente des objets de la fin du 19e siècle issus de pillages coloniaux

R.G.-V.

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Une vente aux enchères. (Illustration
Une vente aux enchères. (Illustration — Martin Bureau afp.com

Ce samedi devait avoir lieu, à la salle Salorges enchères, à Nantes, une vente aux enchères d'environ 300 lots « d’armes courtes africaines » datant de la fin du 19e siècle. Mais c’était sans compter la réaction d’une association locale : Afrique Loire. D’après France Bleu Loire-Océan, ces militants dénoncent « un recel de pillage coloniaux ».

« Des biens nationaux » ?

« Tous ces objets proviennent de la période précoloniale, à la fin du XIXe siècle, qui est la période la plus violente, avec de nombreux pillages, dit Thomas Bouli, d’Afrique Loire, à nos confrères. Ce ne sont pas des missionnaires religieux qui ont ramené des souvenirs mais ce sont bien des officiers de l’Armée française qui ont pillé, sous les ordres de l’État français. » Du côté de la salle des ventes, on ne comprend pas trop la polémique, considérant que ce sont « des biens nationaux ». 

L'Etat s'en mêle et retire des objets

Finalement, une partie de la vente aux enchères a été annulée au dernier moment par l'Etat. Selon Presse Océan, le ministère des Affaires étrangères a ainsi fait retirer de la vente une quarantaine d'objets africains qui étaient proposés. Essentiellement des armes de guerre. Ces objets seront achetés par l'Etat du Bénin.