Nantes: La République en marche dévoile ses intentions pour les municipales 2020

POLITIQUE Trois députés et deux élus locaux lancent un appel aux Nantais pour constituer le projet municipal LREM

Frédéric Brenon

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Mounir Belhamiti, Sarah El Haïry, Emmanuelle Bouchaud, Valérie Oppelt et Hervé Grélard.
Mounir Belhamiti, Sarah El Haïry, Emmanuelle Bouchaud, Valérie Oppelt et Hervé Grélard. — F.Brenon/20Minutes
  • Les cinq élus qui ont lancé le projet municipal de La République en marche dressent le constat que l’action de l’actuelle maire Johanna Rolland (PS) passe par « une culture de la fracture. Il faudrait, à l’inverse, être capable de trouver du consensus. »
  • Qui portera la candidature LREM pour la mairie de Nantes ? Réponse probable « avant la fin d’année ». Nantais, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a plusieurs fois affirmé qu’il ne serait pas candidat.

Le suspense n’aura pas duré très longtemps. Le parti présidentiel La République en marche présentera bien un projet et une liste à l’élection municipale 2020 à Nantes, ont annoncé ce samedi les députés Mounir Belhamiti (LREM), Sarah El Haïry (MoDem), Valérie Oppelt (LREM), ainsi que le conseiller municipal Hervé Grélard (LREM) et la conseillère régionale Emmanuelle Bouchaud (UDE). Cette « union des centres et des écologistes » espère « continuer de recomposer le paysage politique » en « dépassant les clivages partisans » et défendant « l’innovation et la solidarité ».

Pour ce qui est du programme, il faudra attendre. « Nous voulons d’abord bâtir collectivement un diagnostic » de la situation, explique Sarah El Haïry. Un appel aux habitants est donc officiellement lancé. « Toutes les personnes qui veulent nous challenger, quels que soient leurs profils, sont les bienvenues. On veut rester dans l’esprit du grand débat », assure la députée.

« Vision à reconstruire, gouvernance à redéfinir »

Quelques éléments du « diagnostic » émergent toutefois déjà, en réaction à la politique actuelle de Johanna Rolland. « Il y a une vision à construire, une gouvernance à redéfinir, estime Hervé Grélard. Sur les grands projets, comme le nouveau CHU ou Yellopark, on constate une culture de la fracture. Il faudrait, à l’inverse, être capable de trouver du consensus. »

Les cinq élus, qui assument s’inscrire « dans la filiation d’Emmanuel Macron », citent également les « transports en commun », la « sécurité », « l’accession à la propriété » et la « transition écologique » comme sujets de préoccupation. « En tant que Nantaise, j’ai connu une ville ambitieuse du temps de Jean-Marc Ayrault. J’aimerais qu’elle le soit encore plus », ajoute Valérie Oppelt.

Qui sera tête de liste ?

Quant à la personnalité à même d’incarner le projet municipal, « ce n’est pas le sujet pour le moment », prévient Mounir Belhamiti. « L’époque de l’homme ou de la femme providentielle est révolue », insiste Hervé Grélard. La future tête de liste pourrait-elle être issue de la société civile ? « Oui, c’est possible. Il n’y a pas de portrait-robot défini », promet Sarah El Haïry. Réponse probable « avant la fin d’année ». L’étape du diagnostic avec les Nantais, elle, s’étirera « jusqu’à la rentrée ».

Pour rappel, l’actuel ministre de la Transition écologique, le Nantais François de Rugy, a répété à plusieurs reprises qu’il ne serait pas candidat à la mairie en 2020.