A une heure de Nantes, le plus grand jardin japonais d'Europe

DECOUVERTE Le Parc oriental de Maulévrier, qui a attiré 130.000 visiteurs l'an passé, rouvre ses portes vendredi

Frédéric Brenon

— 

La taille des arbres, une tâche essentielle au parc oriental de Maulévrier.
La taille des arbres, une tâche essentielle au parc oriental de Maulévrier. — Parc Oriental de Maulévrier

C’est un site exceptionnel, à une heure pile de la Cité des ducs, pourtant méconnu des Nantais. Le Parc oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire), près de Cholet, rouvre ses portes au public ce vendredi. Ce site de 29 ha, pensé par l’architecte parisien Alexandre Marcel au début du XXe siècle, est tout simplement le plus grand jardin japonais en Europe. Des dizaines de végétaux exotiques (érables, azalées, camélias, magnolias, lotus…) mais aussi des cascades, des ponts, une pagode, un chemin de crête, des lanternes ou même des statues khmères composent ses allées.

« Le parc est une référence par son symbolisme typiquement japonais, justifie Hervé Raimbault, le directeur. On le retrouve dans la conception du jardin ou dans le cycle de l’eau. Des experts japonais sont venus valider la démarche en 1987. » L’une des missions principales des six jardiniers est la taille si spécifique du feuillage, dite en nuage (niwaki). « C’est une technique particulière, à répéter plusieurs fois par an. Le plaisir et la contrainte du végétal, c’est qu’il évolue en permanence. »

Le parc oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire).
Le parc oriental de Maulévrier (Maine-et-Loire). - Parc Oriental de Maulévrier

La floraison des cerisiers, temps fort en avril

Plus de 130.000 personnes ont parcouru le Parc oriental l’an dernier pour des visites libres ou guidées, parfois même nocturnes (40 soirées par an). « On y va en famille, entre amis, pour une promenade à la fois dépaysante et poétique, constate Hervé Raimbault. Mais ça peut aussi avoir un côté très ludique pour les enfants. » La fréquentation progresse, malgré l'entrée payante (de 6,50 à 10 euros) inhabituelle pour un site de plein air. « Ça nous permet de restreindre les flux de visiteurs et ainsi préserver l’authenticité des lieux, justifie le directeur. Ça permet aussi de financer l’entretien du parc qui est privé. »

Pour 2019, le premier temps fort sera évidemment, début avril, la floraison des cerisiers, baptisée Hanami, une « fête très importante au Japon ». Il y aura aussi le 5 mai des concerts de tambours japonais et des animations en costumes traditionnels. Puis le salon national du bonsaï les 14 et 15 septembre. Le parc de Maulévrier sera également représenté aux prochaines Floralies internationales, en mai, à la Beaujoire.