Nantes: Un food hall de 400 places sur l'île de Nantes en 2020

COMMERCE Une dizaine de restaurants seront réunis autour de grandes tablées dans une ambiance annoncée « unique »

Frédéric Brenon

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Vue intérieure du futur ood hall de Nantes depuis le rez-de-chaussée.
Vue intérieure du futur ood hall de Nantes depuis le rez-de-chaussée. — DLW ARCHITECTES/ AIRSTUDIO
  • Le food hall nantais sera aménagé dans les anciennes halles Alstom, près du palais de justice.
  • Il accueillera des clients toute la journée, y compris le soir.
  • Le concept de food hall se multiplie dans les grandes villes occidentales.

On en trouve dans la plupart des grandes villes américaines et européennes. En France, Paris, Bordeaux, Lyon et bientôt Nice ont succombé à la mode. Convivial et branché, parfois touristique et onéreux, le concept du  food hall arrive bientôt à Nantes. Ce projet de restauration diversifiée ouvrira « au second semestre 2020 » dans les anciennes halles Alstom, face à l’école des beaux-arts, à l’ouest de l’île de Nantes, annonce Nantes Métropole. Dans cet ancien site industriel en cours de réhabilitation seront proposés une dizaine de « corners » (petits restaurants), un « corner » événementiel, un bar, ainsi qu'un petit marché nocturne (bihebdomadaire).

Ouvert midi et soir, toute l’année

« Les clients s’installeront à de grandes tablées et se dirigeront vers les corners. Il n’y aura pas de service à table. L’idée est de leur permettre de partager un bon moment, dans une ambiance unique, en choisissant des plats différents », explique Pascal Chessé, directeur du groupe Chessé, maître d’ouvrage du projet.

Vue intérieure du futur food hall de Nantes depuis l'étage.
Vue intérieure du futur food hall de Nantes depuis l'étage. - DLW ARCHITECTES/ AIRSTUDIO

Dans les assiettes, on trouvera de la cuisine du monde, des burgers, des plats végétariens, des classiques de la bistronomie… De préférence à base de « produits frais et locaux ». Pour s’asseoir, ce sera soit au rez-de-chaussée (200 places), soit en mezzanine (100 places), soit sur la terrasse couverte (80 places). L’endroit, qui mêlera vitrages et végétation pour évoquer une « serre », ouvrira toute l’année, midi et soir, y compris le week-end. Les prix seront « accessibles », promet-on.

Un appel à candidatures

« On vise autant les salariés du quartier que les étudiants, les riverains que les touristes », explique Pascal Chessé, dont le modèle serait le food hall de Manchester. « L’objectif est d’attirer un nouveau public dans ce quartier, notamment le soir. Le lieu pourra, par exemple, accueillir les grands groupes, quelle que soit l’heure », complète Alain Robert, adjoint au maire de Nantes, dont la référence est davantage le food hall de Lisbonne.

Les restaurateurs seront sélectionnés à l’issue d’un appel à candidatures lancé ce vendredi. Seuls les indépendants peuvent postuler, jusqu’au 8 mai. « Nouveaux venus et expérimentés, tout le monde peut candidater. On sera particulièrement attentifs à la qualité des produits, à l’authenticité et à la capacité à animer collectivement le lieu », indique Pascal Chessé.

Un autre projet à la Petite-Hollande

A l’horizon 2023-2024, un autre food hall verra peut-être le jour à Nantes. Une réflexion est en effet engagée pour une activité similaire, en lien étroit avec le marché de la Petite-Hollande, à l’emplacement du square Daviais. « On aurait des commerçants-restaurateurs installés à la semaine dans une sorte de halle surmontée d’un toit-terrasse. Mais ce n’est pour l’heure qu’une proposition de l'agence TER dans le cadre du projet de  transformation de l’esplanade de la Petite-Hollande », indique Alain Robert.