Nantes: Accord trouvé pour un Plan de gêne sonore incluant 16.000 habitants

AEROPORT L'Etat et les élus des communes survolées à basse altitude par les avions ont fini par se mettre d'accord

F.B. avec AFP

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Un avion décolle depuis l'aéroport Nantes-Atlantique.
Un avion décolle depuis l'aéroport Nantes-Atlantique. — JS Evrard/Sipa

Une nouvelle mouture du Plan de gêne sonore (PGS), qui permet aux riverains de l'aéroport Nantes-Atlantique de recevoir une indemnisation pour des travaux d'isolation phonique, devrait être présentée «d'ici à la fin de l'année», a annoncé vendredi la préfecture de Loire-Atlantique.

«Il y a eu des avancées très significatives» et «j’approuverai le PGS dans les semaines qui viennent», a déclaré Claude d'Harcourt, préfet de Loire-Atlantique, confirmant une information de Presse Océan. La troisième mouture du PGS englobe environ 27 km2 contre 16 km2 dans la version initiale, soit quelque 16.000 habitants et plus de 7.000 logements.

Feu vert de Bouguenais, Rezé et Saint-Aignan

Le Plan de gêne sonore fait partie des mécanismes de compensation en discussion entre l'Etat et les collectivités locales depuis l'abandon du projet d'aéroport à Notre-Dame-Des-Landes. Après deux versions retoquées fin 2018, ce document a été approuvé jeudi par les élus des trois communes concernées, Rezé, Bouguenais et Saint-Aignan-de-Grandlieu.

«D'ici la fin de l'année un dispositif clair et réalisable sera présenté à la population», a indiqué Claude d'Harcourt, qualifiant «d'étape essentielle» cette avancée. Le dispositif d'aides implique un taux de subventionnement à 80%, mais s'appuie sur des critères précis et ne devrait concerner que les bâtiments construits avant 2003.

Au tour du Plan d'exposition au bruit

Cette étape s'inscrit dans le projet, souhaité par le Premier Ministre Edouard Philippe, de réaménagement de l'aéroport Nantes-Atlantique qui a franchi la barre des six millions de passagers en 2018 et changera d'actionnaire à l'horizon 2021. 

Il comprend également la révision du plan d'exposition au bruit (PEB) et surtout la mise en œuvre d'un fonds de compensation, d'un montant inconnu, qui devrait permettre de relocaliser des bâtiments publics, tels que des établissements scolaires, survolés par les avions.