VIDEO. Grand débat national: «J'avais la crainte d'un défouloir», avoue le représentant des maires

LOIRE-ATLANTIQUE Ce mercredi matin, les cahiers de doléances de deux communes de Loire-Atlantique ont été remis au préfet

David Phelippeau
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Claude d'Harcourt, préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, Laurent Turquois, maire de Saint-Sébastien, et Maurice Perrion, maire de Ligné.
Claude d'Harcourt, préfet de Loire-Atlantique et des Pays de la Loire, Laurent Turquois, maire de Saint-Sébastien, et Maurice Perrion, maire de Ligné. — D.P. / 20 minutes

La phase de recueil de l’expression des habitants sur les « cahiers citoyens » s’achève cette semaine. Ce mercredi matin, Laurent Turquois, le maire de Saint-Sébastien, et Maurice Perrion, maire de Ligné et président de l’association des maires de Loire-Atlantique (AMF 44) ont remis à Claude d’Harcourt, préfet de Loire-Atlantique et des Pays-de-la-Loire, les « cahiers de doléances » de leur ville dans le cadre du grand débat national. En Loire-Atlantique, ce sont 167 villes qui ont été recensées comme ayant ouvert un «cahier citoyen», soit 81 % des communes du département.

« Le "cahier citoyen" a été mis en place le 15 janvier à l’hôtel de ville et un espace était dédié sur le site de la ville pour que les gens qui ne peuvent pas se déplacer puissent participer, explique Laurent Turquois (UDI), maire de Saint-Sébastien-sur-Loire. Par ailleurs, nous avons organisé des réunions publiques. Entre 100 et 150 personnes à chacune de ces réunions, il y avait une pluralité des personnes présentes, liberté d’expression et d’écoute… Tout cela montre que la méthode du grand débat a du sens. »

A entendre les deux maires, tout s’est déroulé dans la bienveillance et il faut bien admettre que les pages des deux cahiers sont plutôt noircies… « J’avais la crainte d’un défouloir, mais en fait non, car il y a eu une vraie discipline dans l’expression », avoue Maurice Perrion, maire de Ligné.

« Tirer des conséquences de ces propositions », selon le préfet

Et maintenant que tous les souhaits, doléances, critiques etc. des citoyens ont été compilées, on en fait quoi ? « C’est un engagement du président de la République Emmanuel Macron de donner une suite concrète et tirer des conséquences de ces propositions, répond le préfet Claude d’Harcourt. Il ne peut pas ne pas y avoir de suite. »

Dans le territoire, les échanges vont se poursuivre avec notamment l’arrivée de des stands de proximité. Le rendez-vous (accueil par des étudiants) est donné en gare de Nantes ce mercredi (jusqu’à 19 heures) et jeudi (de 7h30 à 15h30) pour découvrir le fonctionnement du grand débat national.