Nantes: Ce qui ressort du sondage polémique commandé par la métropole

POLITIQUE Nantes Métropole avait réalisé une enquête sur ses politiques publiques et l'image de Johanna Rolland. Les résultats sont connus

Frédéric Brenon

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Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole.
Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes Métropole. — S.Salom-Gomis/Sipa

Elle a failli passer inaperçue. L’enquête d’opinion réalisée en décembre par l'institut Harris, à la demande de Nantes Métropole, auprès d’un échantillon représentatif de 1.001 personnes résidant dans la métropole nantaise, a suscité la polémique lorsque Ouest-France a révélé son existence fin janvier. Les élus de la droite et du centre, tout comme les écologistes, ont critiqué cette initiative coûtant 33.000 euros dont le but était « d’évaluer les politiques publiques ». Mais que dit ce sondage ? Les résultats viennent justement d’être dévoilés.

Les transports, en tête des préoccupations

L’enquête éclaire tout d’abord sur les préoccupations des habitants. Les transports sont ainsi considérés comme le sujet prioritaire par plus d’un métropolitain sur deux. Ceux-ci font référence au développement des transports en commun mais aussi au trafic automobile et au stationnement. Le développement des chronobus, la construction de nouveaux parkings relais et l’extension de la gare sont d’ailleurs accueillis avec satisfaction.

Autres sujets importants du point de vue des interrogés : l’environnement (propreté, espaces verts…), le logement et, à un degré moindre, la sécurité. L’éducation est également citée comme une « préoccupation majeure » pour 67 % des sondés. La densité urbaine de la métropole, la nature en ville et les transports publics figurent en tête des points à corriger.

Plutôt une bonne opinion sur Johanna Rolland

L’autre volet du sondage concerne le regard porté par les habitants sur Johanna Rolland, présidente de la métropole. Déjà, 90 % des personnes interrogées déclarent la connaître, au moins de nom. Elles sont 62 % à avoir une bonne opinion de l’élue socialiste, 24 % à en avoir une mauvaise. Ses principales qualités perçues sont le « dynamisme », son « souci de la protection de l’environnement » et son « souci du développement économique ». Une majorité de sondés la trouvent également « expérimentée », « portant bien l’image de Nantes à l’extérieur ».

En revanche, seuls 44 % la jugent « proche des habitants » et 39 % « facile à aborder ». Ils sont 38 % à considérer qu’elle n’est pas « soucieuse de la qualité de vie dans tous les quartiers ». L’équipe entourant Johanna Rolland est pointée du doigt pour sa « réactivité aux demandes des Nantais » par 39 % des habitants.

En juin dernier, le Parti socialiste avait également commandé une enquête d’opinion sur les intentions de vote pour l’élection municipale 2020 à Nantes. Il avait coûté 24.000 euros au parti politique, ce qui avait fait grincer des dents en interne, selon Presse Océan. La maire socialiste de Nantes était alors placée en tête des intentions de vote.