Disparition d'Emiliano Sala: «Il faut qu'on soit beaucoup plus forts que l'émotion», prévient Halilhodzic

FC NANTES Encore choqués par la disparition de leur ex-coéquipier, les Canaris reprennent la compétition mercredi soir face à Saint-Etienne...

Frédéric Brenon

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Vahid Halilhodzic, coach du FCN, en conférence de presse.
Vahid Halilhodzic, coach du FCN, en conférence de presse. — L.Venance/AFP
  • Tout juste transféré à Cardiff, Emiliano Sala a disparu dans la soirée du 21 janvier, alors que son avion survolait la Manche.
  • A la peine en championnat, le FCN n'a pas disputé la moindre rencontre depuis le drame.
  • Les Nantais seront, en plus, diminués par de nombreux absents mercredi.

Une semaine après la disparition d'Emiliano Sala, le FC Nantes s’apprête à reprendre la compétition, mercredi soir, face à Saint-Etienne (21h), dans un contexte pesant. Les retrouvailles avec la Beaujoire, l’hommage du public au buteur argentin, pourraient être difficiles à aborder pour des Canaris qui, par ailleurs, restent sur trois défaites consécutives et pointent à une inquiétante 15e place en championnat. Seront-ils prêts ?

« Il y aura beaucoup d'émotion, c’est sûr, prévient Vahid Halilhodzic, l’entraîneur du FCN. Il ne faut pas qu’on explose, pas qu’on craque. Il faut qu’on soit beaucoup plus forts. C’est ce que les supporters attendent. On essaie de canaliser ça. Que les esprits soient concentrés sur l’aspect sportif. Mais ce n’est pas facile, je vous le dis franchement. »

« On s’est remis au travail, mais ce n’est pas comme avant »

Contrairement aux joueurs de Cardiff City, les Nantais n’ont pas souhaité avoir recours au soutien d’un psychologue. Vahid Halilhodzic s’en explique. « C’est difficile de faire entrer quelqu’un de l’extérieur, de discuter, d’analyser, quand on ne connaît pas le passé du groupe. De mon côté, j’essaie d’être un père, un frère, un collègue pour rassurer le groupe, lui donner de la force. Tout le staff est attentif. On fait passer beaucoup de sagesse, beaucoup de paroles positives. »

Le report du match de Coupe de France, prévu dimanche dernier à Sannois-Saint-Gratien, a permis aux joueurs « de souffler, de passer du temps en famille ». Pour autant, l’ambiance n’est plus la même. « On s’est remis au travail, l’équipe est réceptive, mais ce n’est pas comme avant. Les visages sont fermés, c'est sérieux. Il faut qu’on se relâche », confie le coach franco-bosnien.

Hécatombe en défense

En plus des circonstances dramatiques, Vahid Halilhodzic devra aussi composer mercredi soir avec le mercato hivernal (départs non compensés de Sala, M’Bodji, Miazga), les blessures (Tatarusanu, Limbombe et Moutoussamy incertains) et les suspensions (Pallois, Lima). « Il y a tellement de problèmes… C’est inimaginable. Il faut un sacré caractère pour arriver à supporter tout ça. J’ai demandé à tout le monde l’union sacrée, pour en sortir grandis et plus forts. »