Loire-Atlantique: Le nombre de morts sur les routes atteint son plus bas niveau historique

SECURITE ROUTIERE En 2018, 52 personnes ont perdu la vie sur les routes de Loire-Atlantique. Soit une nouvelle baisse de 11%...

Frédéric Brenon

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Un accident de la circulation (illustration)
Un accident de la circulation (illustration) — Rafael Ben-Ari/Cham/NEWSCOM/SIPA
  • Avec un total de 52 tués, l'année 2018 aura été la moins meurtrière en Loire-Atlantique.
  • Le nombre de blessés baisse également d'environ 10%.
  • La tendance est à la baisse depuis trois ans.

Un record. En 2018, 52 personnes ont perdu la vie sur les routes de Loire-Atlantique, soit le plus bas niveau historique du département, selon le bilan annuel publié par la préfecture. Cela représente sept tués en moins par rapport à l’année 2017 (-11 %). Quant aux accidents et aux blessés, ils sont également en baisse de 10 %, contrairement aux années précédentes.

« C’est une très bonne nouvelle, même si 52 morts, c’est forcément toujours trop, réagit Johann Mougenot, directeur de cabinet du préfet. Les chiffres de l’an passé étaient déjà exceptionnellement bas au niveau statistique. Cela signifie qu’on est sur une tendance positive. » Après un pic à 83 morts en 2015, le bilan est en effet en baisse depuis trois ans.

Les principales victimes sont des jeunes

Si l’on regarde dans le détail, c’est essentiellement sur la seconde partie d’année que le nombre de morts a sensiblement décliné. Les jeunes (âgés de 18 à 29 ans) restent les principales victimes d’accidents puisque 22 d’entre eux ont péri, suivis des 45-64 ans (14 décès). Le mardi constitue le jour le plus meurtrier de la semaine, de même que la tranche horaire 15h-18h. Plus d’un accident mortel sur deux se produit sur une route départementale. C’est justement ce type de voie qui avait fait l’objet il y a un an d’une réduction de la vitesse maximale autorisée, de 90 à 80 km/h.

Moins de radars, davantage d'excès de vitesse

« C’est un effort collectif qui a payé, estime Johann Mougenot. Celui des forces de l’ordre sur les bords de routes, celui des associations et collectivités dans leurs actions de prévention. Les radars aussi ont contribué à réduire la vitesse. »

Leur dégradation par les « gilets jaunes » inquiète d'ailleurs les autorités. « On voit bien que les gens roulent plus vite dans les secteurs où les radars sont hors service, indique Johann Mougenot. Or une augmentation de la vitesse peut avoir des conséquences graves. »