«Gilets jaunes» en Loire-Atlantique: Le préfet appelle au calme et hausse le ton contre les «fauteurs de troubles»

VIOLENCES Claude d’Harcourt prévient les « gilets jaunes » auteurs de débordements qu’ils en « subiront les conséquences »…

Frédéric Brenon

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Manifestants pendant un défilé de «gilets jaunes» à Nantes le 5 janvier 2019.
Manifestants pendant un défilé de «gilets jaunes» à Nantes le 5 janvier 2019. — L.Venance/AFP

« Cette situation n’est pas bonne. Il faut en sortir. » A la veille d’un neuvième samedi de mobilisation des « gilets jaunes », le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, lance ce vendredi un « appel à l’apaisement ». « J’appelle les citoyens à s’exprimer en prenant part au grand débat national engagé par le gouvernement et à se désolidariser des actions conduites par une minorité violente. »

A l’intention des « casseurs et fauteurs de troubles », le préfet hausse le ton, voire menace. « Samedi dernier, un groupe de radicaux a forcé la grille de la sous-préfecture de Saint-Nazaire et a brûlé des pneus dans l’enceinte. Nous avons leurs noms. Nous connaissons leur passé. Que ceux qui sont tentés de continuer cessent leurs agissements illégaux ou ils en subiront les conséquences. La justice passera. Chacun doit prendre ses responsabilités. »

« Les manifestations ont changé de nature »

Depuis le 17 novembre, il y a eu en Loire-Atlantique 76 interpellations suivies, pour 42 d’entre elles, de poursuites judiciaires. Dix-neuf condamnations ont déjà été prononcées pour des agressions physiques, jets de projectiles ou dégradations diverses. Des policiers ont été blessés, tout comme plusieurs manifestants, dont au moins deux gravement.

Craignant « un drame », le préfet demande aux personnes prenant part aux manifestations de s’éloigner le plus possible des échauffourées pendant les défilés. « Il faut que les concitoyens comprennent que les manifestations ont changé de nature. Le tri entre casseurs et personnes pacifistes est très difficile à faire pour les forces de l’ordre. Il faut en avoir conscience. »

Un nouvel appel à manifester à Nantes a été lancé pour samedi. Rendez-vous est fixé à 13 heures près de la place du Commerce.