Loire-Atlantique: La justice autorise l'expulsion de ronds-points de «gilets jaunes» à l'aéroport et à Donges

JUSTICE Le tribunal administratif ordonne la libération immédiate de ronds-points occupés près de l'aéroport de Nantes et à Donges...

F.B.

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Des «gilets jaunes» sur un rond-point proche de l'aéroport et du périphérique, à Nantes.
Des «gilets jaunes» sur un rond-point proche de l'aéroport et du périphérique, à Nantes. — S.Salom-Gomis/AFP

Ils devront « libérer les lieux sans délai ». Ou s’exposer à une expulsion par les forces de l’ordre. Le tribunal administratif de Nantes a validé ce jeudi la demande d’évacuation de trois ronds-points en Loire-Atlantique régulièrement occupés par des manifestants se revendiquant du mouvement « gilets jaunes ». Il s’agit du giratoire de la porte de Grand-Lieu, le long du périphérique sud, près de l’aéroport, celui du canon, près de la raffinerie de Donges, et celui des Six-Croix, à Donges également.

« Risques avérés et graves »

C’est le préfet de Loire-Atlantique qui avait saisi mardi le juge des référés afin d’obtenir la libération des lieux pour des raisons de « sécurité routière ». L’avocat des « gilets jaunes » estimait à l’audience que la présence occasionnelle des manifestants « se déroule sans violence et sans gêne particulière pour la circulation des biens et des personnes ».

Le tribunal administratif n’a pas suivi les arguments de l’avocat. Il retient, notamment, que ces emplacements « constituent un lieu de ralliement et de rassemblement de personnes, de jour comme de nuit ». Le tribunal considère aussi que ces sites font « courir des risques avérés et graves » aux personnes qui les occupent « ainsi qu’aux utilisateurs de la route, comme l’ont démontré divers accidents, dont certains mortels, survenus depuis le début du mouvement dit des “gilets jaunes” ».

Plusieurs évacuations ailleurs en France

Le maire de la commune de Donges, François Chéneau (DVD), s’était déplacé à l’audience pour s’exprimer contre toute tentative d’expulsion. Il estime que les campements ne présentent pas de danger et craint qu’une évacuation forcée envenime la situation.

Depuis mi-décembre, plusieurs ronds-poinds français ont été évacués à la demande des préfectures ou de certaines mairies.