Nantes: Il n’y a plus aucun migrant dans les gymnases réquisitionnés

SOCIETE Les cinq salles sportives réquisitionnées par la mairie sont désormais libérées…

F.B.

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Un demandeur d'asile allongé sur un lit de camp dans un gymnase municipal à Nantes.
Un demandeur d'asile allongé sur un lit de camp dans un gymnase municipal à Nantes. — S.Salom-Gomis/Sipa

Le 20 septembre dernier, la mairie de Nantes réquisitionnait cinq gymnases municipaux afin de mettre à l’abri les quelque 700 migrants évacués du square Daviais. Elle s’était alors engagée à trouver des solutions d’hébergement plus durables et à libérer les salles sportives d’ici à début octobre.

Mercredi, les dernières personnes présentes au gymnase de la Géraudière (Nantes nord) ont été orientées sur le site de l’ancienne caserne Mellinet (Nantes) et dans deux autres communes de la métropole, annonce la mairie de Nantes. « Les cinq gymnases qui ont été mobilisés sont désormais libérés. Ils vont retrouver leurs activités normales », précise la ville.

L’Etat va-t-il prendre le relais ?

Les quatre autres gymnases réquisitionnés (Emile-Morice, Raphaël-Le Bel, Léo-Lagrange et Joël-Paon) avaient été libérés quelques jours plus tôt, avec du retard sur le calendrier initialement annoncé. Les  migrants pris en charge ont été relogés dans plusieurs communes de l’agglomération nantaise et du département (Saint-Brévin-les-pins notamment).

Du point de vue de la mairie de Nantes, une troisième étape doit désormais s’ouvrir : celle de la prise en charge par l’Etat dans le cadre du dispositif national d’accueil des demandeurs d’asile. « L’Etat doit prendre ses responsabilités », insiste Johanna Rolland, présidente de Nantes métropole, laquelle avait aussi répété que « plus aucune occupation sauvage sur l’espace public ne sera tolérée ».

Des tags xénophobes

Mercredi, plusieurs tags à caractère xénophobe ont été découverts sur les murs du gymnase Raphaël-Le Bel, à l’entrée du parc du Grand-Blottereau.

Depuis le 26 octobre, un gymnase appartenant au diocèse, à Saint-Herblain, est squatté par plusieurs dizaines de migrants.