Loire-Atlantique: La menace d'une fermeture de la centrale de Cordemais se précise

ECONOMIE Le ministre de l’Ecologie a confirmé sa volonté de fermer la centrale EDF, qui fonctionne au charbon. Mais il ne ferme pas la porte à une reconversion du site…

Frédéric Brenon

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CORDEMAIS, le 16/09/2010 Centrale electrique et thermique
CORDEMAIS, le 16/09/2010 Centrale electrique et thermique — © Fabrice ELSNER

La menace d’une fermeture de la centrale électrique de Cordemais (Loire-Atlantique) se précise. François de Rugy, nouveau ministre de la Transition écologique, a reçu jeudi les élus locaux pour évoquer l’avenir de la centrale EDF basée en bord de Loire. A cette occasion, il leur a confirmé l’intention du gouvernement de fermer la centrale à l’horizon 2022. L’Etat souhaite en effet en finir avec les unités de production fonctionnant au charbon, jugées trop polluantes.

« L’annonce de cette fermeture est une très mauvaise nouvelle pour le territoire et pour le bassin d’emploi de la Basse Loire », s’alarme le Parti socialiste. La centrale de Cordemais emploie près de 350 salariés et fait travailler plusieurs centaines de sous-traitants.

La biocombustion, dernier espoir

Tout n’est pas perdu pour autant pour Cordemais. Un projet de reconversion des deux unités charbon en unités de biocombustion existe. L’idée est, grosso modo, de produire de l’électricité en brûlant des déchets verts. Si ce nouveau procédé, appelé Eco Combust, n’a pas encore convaincu le gouvernement, ce dernier est d’accord pour poursuivre les études sur la faisabilité du projet.

Conscients qu’il s’agissait de l’unique possibilité de sauver la centrale, les élus locaux ont soutenu avec insistance la pertinence d’une telle expérimentation. Le comité central d’entreprise d’EDF défend, lui aussi, ce projet de transformation, qui vaut également pour la centrale à charbon du Havre (Seine-Maritime). Les premiers essais ont apporté des résultats positifs, assure EDF.