Nantes: Des critiques sur la propreté des rues

ENVIRONNEMENT Face aux plaintes sur la saleté dans l'espace public, l’opposition municipale propose une série de mesures...

Frédéric Brenon

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Des agents du nettoiement en centre-ville de Nantes.
Des agents du nettoiement en centre-ville de Nantes. — J.Urbach/20Minutes

Nantes, une ville sale ? Une critique nouvelle formulée par de nombreux touristes cet été. « C’est la première année qu’on a des remarques récurrentes à ce sujet de la part de nos clients, confirme le Club hôtelier. C’est inquiétant car ça touche à l’image de la ville. »

Si les Nantais semblent moins alarmistes, un rapide micro-trottoir suffit toutefois à recueillir des plaintes visant des « détritus » et « déjections » trop visibles, « surtout les samedis et dimanches matins », des « bouteilles qui traînent », des « cartons s’entassant dans les rues piétonnes » ou des « poubelles débordantes ». « Des retours, on en a tous les jours, en particulier dans les quartiers éloignés du centre-ville », assure Julien Bainvel (LR), élu de l’opposition municipale (droite et centre).

La métropole a déjà présenté un plan

Nantes Métropole avait pourtant lancé fin mai un plan d’actions d’un montant total de 5 millions d’euros, alors qu’elle consacre déjà 15 millions d’euros par an au nettoiement de l’espace public. Hausse des moyens humains et matériels, amendes contre les dépôts sauvages et prévention renforcée figurent, notamment, au programme.

« Pour l’heure, ce plan ne semble pas une franche réussite », considère Anne-Sophie Guerra (UDI), autre conseillère municipale, ajoutant que, en comparaison, « Bordeaux montre plus d’ambition » pour améliorer la propreté de ses rues.

Puces électroniques, amendes, caméras…

L’opposition a donc présenté jeudi une série de mesures supplémentaires. Pour alerter plus vite les agents qu’un bac enterré ou qu’un éco-point déborde, elle suggère l’installation de puces électroniques. « Ça a été testé avec succès dans d’autres villes françaises. Et ça ne coûte pas si cher », relève Anne-Sophie Guerra.

Contre les mégots au sol : un déploiement de cendriers (cendriers de corbeilles et cendriers-sondages). Contre les dépôts sauvages intempestifs : des caméras de vidéo-surveillance. Elle propose aussi de sanctionner d’une amende les crachats, d’équiper les corbeilles de rues de compacteurs, de redéployer les agents du nettoiement vers les quartiers en tension, de renforcer la brigade anti-tags ou de décerner un « trophée de la propreté pour valoriser les initiatives ».