Nantes: Plus de 140 migrants transférés, deux gymnases libérés cette semaine

MIGRANTS Un premier transfert vers des lieux d'hébergement plus adaptés a été organisé vendredi matin...

Frédéric Brenon

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Des migrants du square Daviais juste avant leur transfert en bus, le 20 septembre 2018.
Des migrants du square Daviais juste avant leur transfert en bus, le 20 septembre 2018. — S.Salom-Gomis/Sipa

Le 20 septembre, la ville de Nantes organisait l’évacuation des 700 migrants du square Daviais et leur « mise à l’abri » dans cinq gymnases de la ville. La mairie avait alors expliqué que la réquisition des gymnases serait temporaire et qu’un nouveau déménagement interviendrait début octobre. Effectivement, un premier transfert a été organisé vendredi matin, rapporte la mairie de Nantes.

Quelque 142 migrants, des demandeurs d’asile en grande majorité, ont été transportés en bus vers deux nouveaux lieux hébergements plus adaptés. L’un est un ancien foyer appartenant à Nantes métropole habitat, quartier Clos-Toreau, au sud de Nantes. L’autre se trouve à Saint-Brévin-les-Pins, au sein des locaux de la Caisse centrale d’activités sociales (CCAS) de l’Énergie.

« Plusieurs communes sont au travail »

Ce transfert permettra de libérer cette semaine deux gymnases (Emile-Morice sur l’île de Nantes et Lebel au Grand-Blottereau), ainsi qu’une salle associative attenante au gymnase Lebel.

Et ensuite ? « Il y aura d’autres étapes, indique Johanna Rolland. Plusieurs communes sont actuellement au travail. » Le maire de Saint-Herblain a fait savoir que sa commune hébergerait quelques migrants.

« Nous allons envoyer la facture à l’Etat »

« Le premier responsable de la situation c’est l’Etat, assène Johanna Rolland. Nous allons lui envoyer la facture. C’est le résultat du dysfonctionnement d’une politique d’asile nationale. »

En parallèle, 127 demandeurs d’asile hébergés depuis plusieurs mois dans l’ancienne maison de retraite Bréa, devenue un centre d’hébergement d’urgence géré par l’Etat, ont été déplacés ce jeudi matin vers une autre ancienne maison de retraite, située quartier Breil-Malville. Cette résidence inoccupée appartient également à la mairie de Nantes.