FC Nantes: «Vahid, il est le patron du sportif» et n'a «peur de rien», Halilhodzic is back

FOOTBALL Le nouveau coach du FCN, qui a tenu sa première conférence de presse ce jeudi midi, s'est montré très clair sur certains points...

David Phelippeau

— 

Vahid Halilhodzic lors de sa conférence de presse de présentation.
Vahid Halilhodzic lors de sa conférence de presse de présentation. — SEBASTIEN SALOM GOMIS/SIPA
  • Vahid Halilhodzic, nouveau coach du FC Nantes, a été présenté ce jeudi midi à la presse.
  • Il a bien clarifié sa future mission et sa future collaboration avec le président Kita.

Il va falloir s’y habituer, Vahid Halilhodzic parle à la 3e personne. Vahid n’aime pas les « conneries » qu’on raconte sur lui. Vahid prône les vertus de travail. Vahid ne se laissera pas dicter ses choix sportifs. Ce jeudi midi, le nouvel entraîneur du FC Nantes, qui s’est engagé pour deux saisons, a été présenté aux médias. Très bavard, l’ancien attaquant des Canaris (1981-1986) a posé les jalons de sa future mission et surtout de sa future collaboration avec le président Waldemar Kita.

Un grand bonheur de revenir à Nantes

« C’est un grand plaisir pour moi de retourner au point de départ. J’ai passé 5 ans inoubliables ici. J’ai gardé des amis qui me sont restés fidèles. Depuis l’annonce de mon retour, j’ai reçu pas mal de messages très amicaux des supporters. Je suis un peu nostalgique, mais je reviens avec grand plaisir. J’ai toujours gardé le club dans mon cœur. J’ai été plusieurs fois en contact avec FC Nantes pour revenir comme entraîneur, même avec M. Kita. L’été dernier, on avait un peu discuté. »

La mission qui l'attend

« Il y a un petit risque à venir ici, même si ce n’est pas la première fois que je suis dans cette situation où un club me contacte pour le sauver [Nantes est 19e après 8 journées de L1]. J’ai beaucoup d’enthousiasme, de volonté, de détermination pour donner un coup de main à un club que j’adore. Est-ce que je vais réussir ? Je ne sais pas. Il y aura un petit peu de travail. Depuis deux jours, je suis déjà au travail. Je ne pense pas que l’équipe mérite d’être relégable. Le club doit trouver la stabilité dans le travail. Je peux dans deux mois être viré comme vous dites, mais je n’ai peur de rien. Ce que je déteste, ce sont les mauvais résultats, j’adore gagner. L’esprit de la gagne, il a un peu disparu ici. A Nantes, je ne peux pas décevoir. Ni les supporters, ni les amis. Aux joueurs, j’ai dit que je ne pouvais leur promettre que du travail et de la souffrance. »

Des « conneries » sur Vahid

« Je trouve les joueurs un petit peu inquiets. Ils ont entendu beaucoup de choses sur Vahid, mais il y a tellement de conneries. Chaque jour, il y a des choses bizarres qui sortent sur Vahid. Comme quoi je serais dur, intransigeant, même viril. Vahid, il n’est pas trop comme ça. C’est tout le contraire. Je suis quelqu’un de très humain. Mais, sur le terrain, je ne connais personne. Dans ma carrière, j’ai coaché Drogba, Pauleta, Ronaldinho, Yaya Touré, et je n’ai jamais eu de problèmes avec qui que ce soit. »

Vraiment défensif Vahid ?

« Ça fait partie des conneries écrites sur moi. C’est facile de dire aux joueurs d’attaquer, mais quand vous n’avez pas une équipe pour ça. Il y a des entraîneurs qui discutent bien avec vous, qui font les philosophes, qui disent qu’ils vont avoir la possession de balle et attaquer, et qu’est-ce qu’on voit après ? Si j’avais joué comme ça avec Lille [1998-2002], on n’aurait jamais été en Ligue des champions face à Manchester United. Je joue avec les qualités que l’équipe a. Dans le football, ce sont les résultats qui te donnent la crédibilité et le plaisir de travailler. Ne pas avoir de résultats, c’est la pire chose. Tous les entraîneurs du monde aimeraient faire du jeu à la nantaise comme à l’époque ou celui du Barça. Ça ne se fait pas comme ça. »

Sa collaboration avec Kita ?

« J’aime bien dire les choses en face au président même s’il est le patron. Sur le plan sportif, comment on va s’entraîner ? Qui va jouer ? C’est Vahid qui décide. Le président, même s’il paraît qu’il a des diplômes [d’entraîneur], ne peut pas me dire "Vahid, il faut faire jouer lui ou lui". Il sait que je connais mieux le football que lui. Vahid, il est le patron sportif. »