Nantes: Johanna Rolland dit non à une fusion de la métropole et du département

POLITIQUE La maire de Nantes et présidente de Nantes métropole rejette la proposition de réforme suggérée par l'Elysée...

F.B.
— 
Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes métropole.
Johanna Rolland, maire de Nantes et présidente de Nantes métropole. — S.Salom-Gomis/Sipa

Elle a pris le temps d’y réfléchir, est allée à Paris échanger sur le sujet avec Emmanuel Macron, puis a fini par trancher. Non, Johanna Rolland n’est pas favorable à la fusion de la métropole et du département, à l’image de ce qui est entrepris à Lyon. La présidente de Nantes métropole l’a fait savoir, lundi soir, par un communiqué.

« La réforme telle qu’elle est proposée n’est pas adaptée à la métropole nantaise, ne correspond pas à la réalité de notre territoire. Je ne veux pas de décalque du dispositif lyonnais, je veux faire entendre la singularité nantaise », explique l’élue socialiste.

Objectif : éviter les doublons

Le Président de la République a proposé à plusieurs agglomérations de plus de 500.000 habitants de fusionner les instances départementales et métropolitaines, en s’inspirant de l’exemple du Grand Lyon où le rapprochement a été décidé en 2014. L’objectif serait de mieux coordonner les politiques publiques en évitant les doublons et en réunissant les compétences éclatées entre département et ville, comme pour la gestion de la mobilité, la politique de la ville, encore la politique sociale. Le président du département-métropole serait élu au suffrage universel direct, en même temps que le maire

« Mutualisations, coopérations plutôt que concentration »

« Nous développons à Nantes un modèle coopératif, original et singulier, répond Johanna Rolland. Nantes et Saint-Nazaire constituent un ensemble métropolitain bipolaire qui se développe en lien avec les territoires périurbains et ruraux de Loire-Atlantique. La force de la métropole nantaise tient dans sa capacité à fédérer. Mutualisations, coopérations plutôt que concentration, c’est le modèle original que nous voulons construire ; un modèle qui s’appuie sur les valeurs, la géographie et les atouts de notre territoire. »

Sans surprise, le président du conseil départemental de Loire-Atlantique, Philippe Grosvalet, n’était, lui non plus, pas favorable à une fusion de la métropole et du département.