Nantes: La course des garçons de café, «c'est comme au boulot, avec plein d'applaudissements!»

EVENEMENT Ce dimanche après-midi, 200 serveurs et serveuses nantais, dont Caroline, vont participer à cet événement insolite...

Julie Urbach

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Caroline, 26 ans, participe de nouveau à la course des garçons de café à Nantes
Caroline, 26 ans, participe de nouveau à la course des garçons de café à Nantes — C. Blondeel
  • La course des garçons de café et serveuses revient pour sa deuxième édition.
  • Un événement festif qui a aussi pour objectif de mettre en lumière la profession.
  • Sur la ligne de départ, Caroline, 26 ans, va remettre son titre en jeu.

L’année dernière, pour la première édition de l'événement, elle a été la première femme à franchir la ligne d’arrivée, juste avant de renverser sa bouteille de Tourtel. Ce dimanche, à 16h, Caroline sera de nouveau sur la ligne de départ de la course de garçons de café de Nantes. Cette compétition insolite, qui réunira quelque 200 serveurs et serveuses de la ville, partira de la place du Commerce pour un circuit de plus de 2 km dans les rues du centre-ville. Le tout avec un plateau de 2,358 kg, sans jamais courir.

Car si ce rendez-vous (organisé par des associations patronales et de commerçants, avec des animations dès 12h) se veut festif, c’est aussi l’occasion de mieux connaître la profession. Et notamment une première règle importante : « Dans notre métier, on ne court jamais, explique Caroline, 26 ans, serveuse depuis cinq ans à  l'Univers café. Ça provoque tout de suite un sentiment de panique, ce qui est prohibé dans un restaurant. Il ne faut jamais confondre vitesse et précipitation. De toute façon, c’est très compliqué de courir chargée d’un plateau ! »

La course des garçons de café à Nantes passe par le passage Pommeraye
La course des garçons de café à Nantes passe par le passage Pommeraye - Cédric Blondeel

« Les serveurs ne sont pas des serviteurs »

En plus de la pluie d’autres embûches se dresseront sur le chemin des participants. Et notamment dans la rue Scribe, en descente, ou dans le passage Pommeraye, où les candidats auront des dizaines de marches à monter avec plusieurs bouteilles et verres en tous genres sur leur plateau. « C’est le moment le plus dur, je me souviens avoir eu bien mal aux cuisses, sourit Caroline, qui avoue ne pas s’être particulièrement préparée. Mais il faut beaucoup d’endurance physique dans notre métier : on fait plein de kilomètres, souvent en horaires décalés… Cette course, c’est comme le boulot, avec plein de monde et plein d’applaudissements ! »

Car si les serveurs seront les stars cet après-midi, ce n’est pourtant pas toujours le cas. « La profession n’est pas bien vue de l’extérieur, on pense souvent que c’est un métier de dépannage, juge celle qui compte bien remporter à nouveau le trophée. Certains clients, c’est vrai, confondent aussi serveurs et serviteurs. Et pourtant, même s’il y a des contraintes, on fait des super rencontres, il y a un vrai esprit d’équipe. On est dans le jus mais on aime ça. Personnellement, je ne me verrais pas faire autre chose. Franchement, j’adore mon métier ! »