Nantes: Le système malin testé à Orvault pour booster le covoiturage

MOBILITE Samedi, un jeu baptisé «Orvault Express» vise à faire connaître le dispositif gratuit de covoiturage entre quartiers de cette commune de l'agglo nantaise

Julie Urbach
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Six panneaux de covoiturage sont installés à Orvault
Six panneaux de covoiturage sont installés à Orvault — J. Urbach/ 20 Minutes
  • Six gros panneaux sont installés dans les différents quartiers d’Orvault, avec la possibilité d’indiquer sa direction.
  • « C’est le principe du stop avec plein d’outils pour le faciliter », expliquent les porteurs de projet.
  • Samedi, un jeu de piste est organisé pour le faire connaître aux habitants.

Pas besoin de télécharger d’appli, ni de se fixer de rendez-vous à l’avance. A Orvault, au nord de Nantes​, un dispositif, gratuit, a été lancé il y a neuf mois pour tenter de booster le covoiturage de courte distance. Si son nom est un peu compliqué ( CocliquO, comme covoiturage citoyen de liaison entre les quartiers d’Orvault), le reste du système est tout bête. Samedi, un jeu de piste baptisé «Orvault Express» est organisé pour le faire découvrir aux habitants.

Au total, six imposants panneaux indiquant chacun une liste des quartiers de la commune ont été installés le long d’axes très passants. Grâce à une carte aimantée que l’utilisateur reçoit à l’inscription (en plus d’un autocollant à placer sur son pare-brise), il peut indiquer aux voitures la destination qu’il vise, située en général à 3 ou 5 minutes. « C’est le principe du stop avec plein d’outils pour le faciliter, explique Jean-Sébastien Guitton, président de l’association des ateliers éco-citoyens et élu municipal (ex-EELV), à l’origine de cette idée. Rendre la pratique visible va lui permettre de lui donner une légitimité. » Une initiative similaire a vu le jour l'an dernier dans la région lilloise.

A peine quelques minutes, et une voiture s’arrête

Et ça marche. Si CocliquO compte pour le moment 350 adhérents, notre pouce n’a essuyé à peine quelques refus avant qu’une voiture ne s’arrête. « Je vous emmène au bourg, pas de problème », propose cette conductrice qui n’était pourtant pas au courant de ce  système. « L’inscription permet d’encadrer, de rassurer, car les utilisateurs renseignent leur identité et signent une charte, assure Jean-Sébastien Guitton. Mais n’importe qui peut s’arrêter s’il voit quelqu’un qui attend. C’est tellement dommage d’être tout seul dans sa voiture alors que d’autres personnes vont au même endroit ».

Il n’empêche que le démarrage semble un peu poussif, quand on sait que la commune compte 25.000 Orvaltais. Si le dispositif s’adresse à tous, à partir de 15 ans, encore faut-il être motivé à le tester. Pour cela, les panneaux ont été placés non loin des lignes de transports en commun pour que les usagers soient incités à tenter le coup quelques minutes avant de monter dans un bus, en cas d’échec. « Après une phase expérimentale de deux ans, le réseau pourra être développé », prévoyait au lancement la mairie d’Orvault, qui a financé le projet à hauteur de 3.000 euros. L’idée, soutenue par Nantes métropole, est aussi susceptible d’être dupliquée dans d’autres communes de l’agglo.