Nantes: Carton de l'été, la zone culturelle Transfert a attiré 170.000 visiteurs

CULTURE La fréquentation du site des anciens abattoirs de Rezé a été «exceptionnelle» pour la première saison de Transfert...

J.U.

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La zone culturelle Transfert, à Rezé
La zone culturelle Transfert, à Rezé — Jérémy Jéhanin
  • Un lieu culturel et atypique a vu le jour cet été sur une immense friche, à Rezé.
  • Le succès a été au rendez-vous puisque 172.580 personnes ont visité le site, indiquent les organisateurs ce mardi.

On pressentait qu’elle deviendrait une étape incontournable du Voyage à Nantes 2018. Les chiffres de fréquentation viennent de le confirmer : Transfert, cette nouvelle zone d'art et de culture située sur le site des anciens abattoirs de Rezé, a vu passer beaucoup de monde pour sa première saison, entre le 1er juillet et le 8 septembre.

Exactement 172.580 personnes ont déambulé à travers ces grands containers et éléments de déco monumentaux, indique ce mardi Pick'up production dans un premier bilan. Au total, près de 300 événements et activités aussi variées qu’insolites ont été organisés. Pour la dernière soirée, samedi, environ 10.000 visiteurs s’y sont donné rendez-vous.

Un carton, malgré un accès en transport en commun pas toujours simple, et alors que le Voyage à Nantes a constaté une baisse globale de sa fréquentation cette année.

« Ecrire la suite de l’histoire »

Alors, quel avenir pour ce site atypique, que beaucoup de visiteurs ont décrit comme le Burning man à la nantaise ? « L’équipe de Pick Up Production prend le temps de dresser son bilan et de recueillir les impressions des publics et partenaires, pour écrire la suite de l’histoire », indiquent les organisateurs, qualifiant cependant déjà la fréquentation d’« exceptionnelle ».

Au lancement du projet, plusieurs pistes avaient été évoquées en cas de succès. A court terme, ce lieu qui accueillera dans cinq ans le projet immobilier Pirmil-Les Isles pourrait se doter d’une « dimension laboratoire » où les habitants seront invités à réfléchir à la ville de demain, en lien avec des urbanistes, architectes et (évidemment) artistes.

L’été prochain, la zone accessible pourrait s’étendre, alors que seuls 3 hectares ont été cette année exploités, sur les 15 disponibles. « On verra comment le projet va se déployer d’année en année, avait expliqué au mois de mai Nicolas Reverdito, directeur de Pick up production. Une partie du terrain restera de toute façon vierge pour accueillir des œuvres monumentales ou des gros événements festifs. »