Nantes: Pour 2019, la zone culturelle Transfert voit plus grand et ouvrira dès le mois de mai

CULTURE Le site des anciens abattoirs de Rezé se prépare déjà à la deuxième saison de Transfert...

J.U.

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La zone culturelle Transfert, à Rezé
La zone culturelle Transfert, à Rezé — Jérémy Jéhanin
  • Environ 172.000 personnes ont participé à la première édition de Transfert.
  • Les organisateurs espèrent rouvrir le site culturel dès le mois de mai.

On pressentait qu’elle deviendrait une étape incontournable du Voyage à Nantes 2018. Les chiffres de fréquentation l'ont confirmé:Transfert, cette nouvelle zone d'art et de culture située sur le site des anciens abattoirs de Rezé, a vu passer beaucoup de monde pour sa première saison, entre le 1er juillet et le 8 septembre.

Exactement 172.580 personnes ont déambulé à travers ces grands containers et éléments de déco monumentaux, indique Pick'up production dans un premier bilan. Au total, près de 300 événements et activités aussi variées qu’insolites ont été organisés. Pour la dernière soirée, environ 10.000 visiteurs s’y sont donné rendez-vous.

Un carton, malgré un accès en transport en commun pas toujours simple, et alors que le Voyage à Nantes a constaté une baisse globale de sa fréquentation cette année.

« Ecrire la suite de l’histoire »

Alors, quel avenir pour ce site atypique, que beaucoup de visiteurs ont décrit comme le Burning man à la nantaise ? «On se refuse de trop se projeter mais l'objectif pour 2019 serait d'ouvrir cinq ou six mois, dès le mois de mai, annonce ce mercredi Nicolas Reverdito, le directeur de Pick'up production. On a déjà reçu 300 projets, du masseur à l'architecte. On part du principe qu'on dit «oui» à tout, et on va voir au fur et à mesure ce que l'on pourra concrètement mettre en place.» Les thématiques des arts numériques et du cinéma pourraient prendre davantage de place.

A court terme, ce lieu qui accueillera dans cinq ans le projet immobilier Pirmil-Les Isles pourrait se doter d’une « dimension laboratoire » où les habitants seront invités à réfléchir à la ville de demain, en lien avec des urbanistes, architectes et (évidemment) artistes. «Il y aura des rendez-vous pendant les week-ends, des workshops en semaine, espère Nicolas Reverdito. D'ici là, on aimerait bien ouvrir cinq ou six ateliers d'artistes pour que le site vive à l'année».

L’été prochain, la zone accessible pourrait s’étendre, alors que seuls 3 hectares ont été cette année exploités, sur les 15 disponibles. « Les éléments de décor existants vont rester, et il y en aura d'autres, annonce Nicolas Reverdito. Par contre, le site pourrait fermer plus tôt [minuit au lieu de 2h] pour éviter les nuisances sonores, qui ont gêné certains riverains. Il y aura des temps forts plus ponctuels.» Des navettes pourraient être mises en place et le cheminement en vélo facilité.