Nantes: Attention à la recrudescence de moustiques

ENVIRONNEMENT Les grandes marées d'août auraient favorisé le phénomène, selon l'ARS...

Frédéric Brenon

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Un moustique en train de piquer (illustration).
Un moustique en train de piquer (illustration). — E.Manewal/SUPERSTOCK/SIPA
  • Les moustiques sont particulièrement nombreux depuis quelques jours dans l’agglomération nantaise.
  • Les grandes marées et les conditions climatiques favorisent leur développement.
  • L’espèce concernée n’est pas porteuse de virus de type dengue ou chikungunya.

Ils gâchent les dernières soirées de plein air et deviennent, chez leurs victimes, l’un des principaux sujets de conversation des lendemains matins. Depuis quelques jours, les moustiques semblent faire un retour en force dans la métropole nantaise. De nombreux habitants se plaignent de leur voracité ou de leur présence trop manifeste, en particulier dans les quartiers proches de la Loire.

Interrogée, l'agence régionale de santé (ARS), chargée d’une veille sanitaire sur le sujet, confirme une recrudescence de moustiques de type Aedes capsius. « Les données récentes montrent une augmentation des diagnostics de piqûres de moustiques posés par l’association SOS Médecins », ajoute-t-elle.

« On se fait envahir en terrasse »

L’explication viendrait des grandes marées du 12, 13 et 14 août, avec des coefficients de 109, lesquelles ont entraîné des débordements propices à des éclosions d’œufs, indique l’ARS. Les températures clémentes auraient amplifié le phénomène qui pourrait durer « pendant plusieurs jours ». Les principales nuisances ressenties surviennent généralement en fin d’après-midi et en soirée.

« Depuis une semaine, on se fait envahir en terrasse. Des nuages entiers. D’un seul coup, tout le monde se fait piquer. Les clients ne traînent pas pour manger », raconte Gaylord, directeur du restaurant La Guinguette à Trentemoult. « J’habite du côté de la Gare maritime à Nantes et on se fait bouffer pareil, complète-t-il. Pourtant, on n’avait pas été embêté de l’été. » « Il y en a un peu effectivement mais on a connu bien pire certaines années », relativise-t-on au restaurant La Tonnelle, quai de Versailles, au bord de l’Erdre. Sur les réseaux sociaux, les commentaires sur le sujet sont particulièrement nombreux.

Le moustique tigre n’est pas arrivé

Pour éviter les piqûres, l’ARS recommande « d’appliquer des gestes simples ». « Porter des vêtements amples et couvrants, utiliser des répulsifs cutanés, éviter de sortir avec de très jeunes enfants en soirée. » Des conseils qui s’appliquent particulièrement aux milliers de spectateurs attendus aux Rendez-vous de l’Erdre ce week-end.

Pas de panique toutefois, l’espèce de moustique observée ne comporte pas de risques potentiels de transmission de la dengue, du chikungunya et du zika. Ces virus se transmettent par le  moustique tigre (Aedes albopictus), reconnaissable à son corps rayé. Sa présence n’a, pour l’heure, jamais été observée en Loire-Atlantique, affirme  l'établissement interdépartemental pour la démoustication (EID Atlantique).

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