Notre-Dame-des-Landes: Ce que demandent les collectivités à l'Etat après l'abandon de l'aéroport

ECONOMIE Elus et représentants du monde économique et universitaire ont rédigé des propositions formulées à l'Etat après l'abandon du projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes...

Frédéric Brenon

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Un avion se pose sur l'aéroport Nantes-Atlantique.
Un avion se pose sur l'aéroport Nantes-Atlantique. — Fabrice Elsner/20MINUTES
  • Les principales collectivités des Pays de la Loire ainsi que des représentants des milieux économiques et universitaires se sont réunis au conseil régional ce lundi.
  • Ils ont rédigé un « contrat d'avenir » à soumettre à l'Etat.
  • Le Premier ministre viendra en Loire-Atlantique mi-juillet. Il devrait donner des premiers éléments de réponse.

Six mois après l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la région Pays de la Loire a réuni ce lundi le « Parlement des territoires », assemblée exceptionnelle rassemblant les présidents des principales communautés d’agglomération de la région mais aussi des représentants du monde économique, universitaire et politique. Objectif : finaliser un « contrat d’avenir » qui sera proposé à l’Etat en vue d’obtenir un maximum de financements.

Aéroport, lignes ferroviaires, routes...

La « priorité absolue » est celle du «réaménagement de Nantes-Atlantique ». L’assemblée veut un « aéroport durable et de dimension internationale », des « mesures de protection des populations et des compensations exemplaires pour les communes riveraines ». Elle demande aussi l’accélération des travaux et aménagements du périphérique de Nantes, un projet de franchissement de la Loire et une meilleure accessibilité à la zone économique aéroportuaire.

Sur le plan ferroviaire, elle souhaite aussi une modernisation de l’axe Saint-Nazaire-Nantes-Angers-Le Mans-Paris, une meilleure connexion aux aéroports d’Ile-de-France et une meilleure connexion avec Rennes. Elle veut également la déviation de la RD 137 (sud-Vendée), la mise à 2x2 voies de la RN 162 (Mayenne et Maine-et-Loire), les aménagements des routes nationales 165 et 171 (Loire-Atlantique).

Au-delà des infrastructures des transports, le « contrat d’avenir » sollicite des dotations revalorisées pour les trois universités de la région, la réalisation rapide de deux parcs éoliens de Saint-Nazaire et des Deux îles (Vendée), un soutien au projet de reconversion de la centrale électrique de Cordemais, mais aussi l’amélioration de la couverture en téléphonie mobile, un « plan de reconquête de la qualité de l’eau », une enveloppe pour la conversion des agriculteurs bio.

« Déterminés à obtenir le maximum »

« La décision de ne pas mener à terme le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes a été ressentie comme un choc. L’heure est à présent au rebond. On est tous déterminés à obtenir le maximum », explique Christelle Morançais, présidente de la région Pays de la Loire, qui sait que des négociations difficiles devront être menées avec l'Etat.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, donnera une première tendance mi-juillet à l’occasion d’un déplacement en Loire-Atlantique. « On attend de voir ce qu’on nous proposera, réagit Philippe Grosvalet, président du  département de Loire-Atlantique. On est au début d’une nouvelle histoire, il faudra être exigeant. L’abandon du transfert de l’aéroport est un préjudice très lourd. Si les réponses de l’Etat ne sont pas à la hauteur, on devra se battre. »