VIDEO. Le Voyage à Nantes 2018 est lancé, 5 façons de visiter cette nouvelle édition!

CULTURE A la fraîche, en mode rando ou festif, les visiteurs sont partis à la découverte du Voyage à Nantes 2018...

Julie Urbach

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Une caravane suspendue sur le toit de l'école d'architecture, pour le Voyage à Nantes 2018
Une caravane suspendue sur le toit de l'école d'architecture, pour le Voyage à Nantes 2018 — L. Venance/ AFP
  • Le Voyage à Nantes a ouvert sa nouvelle édition ce week-end, visible jusqu'au 26 août.
  • Au programme, des œuvres d'art, des installations insolites...

C’est reparti ! Depuis ce week-end, les œuvres et performances artistiques du Voyage à Nantes refont leur apparition dans le centre-ville. En pleine rue pour certaines, dans des lieux culturels ou plus insolites pour d’autres, ces installations sont à découvrir gratuitement, et tout l’été. On vous donne cinq façons de visiter le parcours.

A la fraîche. Alors que le thermomètre s’affole pour ce week-end d’ouverture, les visiteurs sont à la recherche d’art bien sûr mais aussi… de fraîcheur. « Sortie de fontaine », place Royale, s’annonce déjà comme une étape phare du Voyage 2018: ses jets aléatoires qui éclaboussent, sans prévenir, attirent. « Ca fait du bien et c’est très sympa, sourit Anaïs, venue avec ses deux enfants. On redécouvre la fontaine, devant laquelle on passe sans vraiment regarder. Par contre, ça doit consommer beaucoup d’eau, non ? »

Les musées et étapes couvertes font aussi plein. Comme au sous-sol du Carré Feydeau, où l’on parle presque davantage du lieu, jusqu’alors vide et ouvert pour la première fois au public, que de l’expo qui y est proposée. « C’est hyper grand, note Alexandre. Ils devraient en faire une boîte de nuit ! »

L'exposition «Outside» de Daniel Firman au Carré Feydeau.
L'exposition «Outside» de Daniel Firman au Carré Feydeau. - F.Brenon/20Minutes

En mode « incontournable ». Cette année, il y a comme un parcours dans le parcours. Celui des éloges, représentés par cinq statues de l’artiste Philippe Ramette, dont la désormais plus célèbre et incontournable se trouve place du Bouffay (et sur l’affiche de l’événement). « On a voulu les voir toutes à la suite, on a commencé par ça, expliquent Annie et Armelle, la cinquantaine. Ce sont des œuvres plutôt simples mais elles suscitent beaucoup d’émotions. » Passage Pommeraye, il faut lever la tête pour apercevoir L’éloge de la paresse. Devant L’éloge de la transgression, cours Cambronne, toujours la même question : « Cette petite fille est-elle en train de descendre ou de monter » ?

Eloge du pas de côté, éloge de la paresse, éloge de la transgression
Eloge du pas de côté, éloge de la paresse, éloge de la transgression - J. Urbach et L. Venance

En mode rando. Pour voir la suite, il faut longer la ligne verte directement tracée au sol, longue de 13 km, qu’aiment guetter les touristes. Marine et Sébastien, qui n’ont que quelques heures pour tout découvrir avant de rentrer chez eux, à Lille, en ont déjà parcouru une bonne partie, malgré la chaleur. « Heureusement, il y a des espaces verts, note le couple. On a beaucoup aimé la jungle urbaine, cachée dans les rues piétonnes [passage Bouchaud]. Le jardin des plantes est aussi très beau avec ses fleurs qui sortent de l’eau quand on tourne la manivelle. »

En mode selfie. D’autres guettent les moindres petits détails, à afficher sur les réseaux sociaux. Parmi les étapes où les smartphones sortent systématiquement : la caravane qui dépasse du toit de l’école d’architecture, Eloge du pas de côté (évidemment) ou encore les automates et enseignes détournées qui comptent d’ailleurs trois petites nouvelles cette année. Pour une petite vidéo marrante, rendez-vous à la pharmacie allée Dugay-Trouin dont la croix n’indique pas la température extérieure mais… la vôtre !

En mode teuf. En plus du parcours en centre-ville, la nouvelle zone culturelle Transfert a ouvert ses portes ce dimanche sur le site des anciens abattoirs à Rezé. Plus d’un millier de personnes étaient là pour l’inauguration ce matin et les animations, concerts, ou autres bals et concours de pétanques continuent jusqu’au 10 septembre. « L’ambiance est géniale, hors du temps, bon enfant, raconte Morgane, 31 ans. C’est un mélange entre une kermesse et un lieu de teuf, avec des décors complètement fous. »