La ville de Nantes a bel et bien retiré les caméras-piétons de ses policiers municipaux

SECURITE Le ministère de l'Intérieur n'autorise plus le dispositif depuis lundi...

F.B.

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Un policier municipal présente une caméra-piétons.
Un policier municipal présente une caméra-piétons. — F.Brenon/20Minutes

Elle ne fera pas de résistance. La mairie de Nantes a décidé de retirer les 45 caméras-piétons qui équipaient depuis mars les équipes de sa police municipale. La raison est simple : le ministère de l’Intérieur a annoncé dimanche soir la fin de l’expérimentation nationale lancée le 3 juin 2016. Dans l’attente d’une loi pérennisant le dispositif, les caméras-piétons des policiers municipaux ne sont donc plus autorisées en France.

« Nous prenons acte du fait qu’il n’y ait plus de cadre légal. Nous respectons ce changement tout en regrettant qu’il n’y ait pas de mesure permettant la poursuite de l’expérimentation », réagit la mairie de Nantes qui revendique des « résultats positifs » depuis mars. Faciles à actionner, ces petits boîtiers étaient positionnés au niveau du torse de l’agent municipal. Ils servaient à « apaiser les tensions ».

Une loi avant l’été

D’autres villes françaises n’entendent pas écouter le gouvernement. Le maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, a, par exemple, fait savoir qu'il ne retirait pas ses caméras. La transition pourrait toutefois ne pas être longue. Le gouvernement transmettra au Parlement « dans les tout prochains jours » un rapport pour dresser le bilan de cette expérience avant l’examen, à partir du 13 juin, d’une proposition de loi visant à harmoniser l’utilisation des caméras mobiles par les forces de l’ordre, indique le ministère de l’Intérieur.

« Il appartiendra au législateur, sur le fondement notamment du rapport qui lui sera remis, d’apprécier l’opportunité de pérenniser ou d’abandonner cette expérimentation », précise-t-il.