Nantes: La clinique Brétéché à nouveau perturbée par une grève

SANTE Une partie du personnel est en grève pour obtenir des augmentations de salaires...

F.B.

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Grève à la clinique Brétéché à Nantes le 5 juin 2018.
Grève à la clinique Brétéché à Nantes le 5 juin 2018. — F.Brenon/20Minutes

« Soignants bradés », « infirmières en colère », « raz la seringue » peut-on lire sur des pancartes devant l’établissement. Une partie des salariés de la clinique Brétéché, quartier Saint-Donatien à Nantes, ont lancé un nouveau mouvement de grève « illimité » mardi. Le personnel, qui s’était déjà mobilisé les 21 et 22 mai, réclame des revalorisations salariales via une « augmentation du point d’indice », la « pérennité du 13e mois » et une « prime métier ».

« Derrière les salaires, c'est le problème de conditions de travail qui se pose, relate Elisabeth Beniguel, déléguée syndicale CGT. Notre établissement fait des bénéfices mais, nous, on n'en voit pas la couleur. On nous en demande toujours plus avec un minimum de personnel. On rappelle chez elles des infimières ou aide-soignantes en repos. On travaille avec des malades, donc on doit être en forme tout le temps. Mais, aujourd'hui, il y a une cassure. Le personnel est fatigué et désabusé. »

Négociations en cours

« La direction a fait des propositions substantielles en termes d’augmentation et de rémunération auxquelles les salariés n’ont pas répondu favorablement », observe la direction de Brétéché qui se dit « ouverte à la négociation ».

Conséquence de la grève, de nombreuses consultations ont été reportées ce mardi. « La clinique se mobilise pour assurer la continuité et la sécurité des soins de ses patients », rapporte la direction de la clinique Brétéché. Un service minimum est assuré à la suite de la réquisition de salariés par l'Etat.

L’établissement privé, qui emploie 280 salariés, fait partie du groupe Elsan, leader de l'hospitalisation privé en France. Ce dernier détient, dans l’agglomération nantaise, la Polyclinique de l’Atlantique, la clinique Sourdille, la clinique Jeanne d’Arc et la clinique Saint-Augustin. 

A Rezé, la clinique Confluent a, elle aussi, été perturbée lundi et mardi par une grève. Les salariés réclamaient davantage de moyens humains et s'inquiètaient de la vente annoncée de leur établissement indépendant.

« L'humain passe trop souvent au second plan »

Quelques salariés de la Polyclinique de l'Atlantique ont cessé le travail durant deux heures ce mardi après-midi afin de « soutenir » leurs collègues des cliniques Brétéché et Confluent. 

« Ce qu’il se passe dans ces cliniques, on le retrouve dans de nombreux services de santé, comme les EPHAD par exemple, observe Fabien Laidin, secrétaire de l'union locale CGT. L’humain passe trop souvent au second plan. Les employeurs profitent de la conscience professionnelle très forte de ces salariés et tirent la corde. Jusqu’à ce qu’elle craque. »