FC Nantes: Pourquoi Jocelyn Gourvennec a finalement pris le dessus sur Gerard Lopez?

FOOTBALL Les deux techniciens se sont livré un joli «duel» pendant une dizaine de jours...

David Phelippeau

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Jocelyn Gourvennec face à Gerard Lopez.
Jocelyn Gourvennec face à Gerard Lopez. — JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP / VALERY HACHE / AFP
  • Jocelyn Gourvennec devrait (normalement) s'engager avec le FC Nantes.
  • Il y a quinze jours, la direction du FCN a beaucoup hésité entre Gourvennec et Gerard Lopez.

Pour la succession de Claudio Ranieri sur le banc nantais, le mano a mano entre Jocelyn Gourvennec (46 ans) et Gerard Lopez (39 ans) aura duré une dizaine de jours. Le technicien français est parti en tête puis l’Espagnol lui est passé devant, avant que Gourvennec ne semble prendre définitivement l’avantage. L’arrivée de l’ancien entraîneur des Girondins de Bordeaux serait en très bonne voie et pourrait être officialisée très vite.

Pourtant, il y a quinze jours, la direction du FCN (Waldemar Kita et son fils, Franck) a été escortée par l’indécision. Gourvennec faisait figure de favori jusqu’à ce que l’entretien (lundi 14 mai) de Gerard Lopez, ancien coach de la réserve de Barcelone, instille le doute dans l’esprit des caciques nantais. Le second entretien (un déjeuner le jeudi 17 mai) avec l’ancien joueur de Monaco aurait même pu faire basculer le choix du coach de la direction du FCN, mais un désaccord sur le plan financier aurait finalement refroidi Waldemar Kita, laissant le champ libre à Gourvennec. Mais, pourquoi finalement Kita s’est laissé séduire par un coach avec qui il ne se voyait pas travailler il y a encore quelques mois ?

Un choix plus politique que de pure conviction

Kita dans Ouest-France lundi 21 mai : « Si je devais prendre la solution la plus populaire et non la meilleure pour le club, ça serait déjà fait. Aujourd’hui, tout le monde veut Gourvennec, même s’il y a trois jours c’était Lopez ! » Avec le choix de l’ancien technicien de Guingamp, le président nantais réaliserait un joli coup de com' (ancien Canari sur le banc) et s'«achèterait» une certaine paix sociale, indispensable dans l'optique de son projet de nouveau stade (YelloPark). 

L’ancien milieu de terrain des Canaris (1995-1998), passé entre les mains de Suaudeau, jouit globalement d’une très bonne cote dans la cité des ducs. Auprès des supporters évidemment, mais aussi en interne, au club. Quelques formateurs (Fenillat, Aristouy etc.) ont poussé fortement pour la candidature de Gourvennec. Enfin, les déclarations de Valentin Rongier, à qui WK veut donner le brassard de capitaine la saison prochaine, ont aussi compté. « Gourvennec c’est un entraîneur qui aime jouer au foot. Quand tu regardes les équipes qu’il a coachées, ça cherchait toujours à bien ressortir le ballon, à jouer et moi, ça, ça me plaît. »

La carte de l’expérience de la L1 privilégiée

En sortant du premier entretien (lundi 14 mai) avec Gerard Lopez, la direction du FCN était emballée par la candidature de l’Espagnol : sa connaissance du FC Nantes (de l’effectif actuel et des jeunes professionnels), son ambition de jeu offensif (c’est un pur Barcelonais) et son profil de formateur (il a eu en charge la réserve de Barcelone de 2015 à 2018). Mais, le président Kita a tout de suite regretté le manque d’expérience de l’ancien joueur de Valence et sa méconnaissance de la L1. Tout l’inverse finalement de Jocelyn Gourvennec. Malgré un gros échec lors de sa seconde saison à Bordeaux (licencié en janvier dernier), « Joce » reste une valeure (plutôt) sûre de la L1 : six ans à Guingamp (2010-2016) avec un passage du National à la L1 et une Coupe de France (2014) puis une saison et demie à Bordeaux. Un atout toujours rassurant pour un président de club de L1.

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